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Yèvres-le-Petit en bref
On doit ces renseignements au Dictionnaire Historique de la Champagne Méridionale, d’Alphonse Roserot. Ce petit village qui compte soixante sept habitants au dernier recensement se trouve être le dernier de la liste alphabétique des communes du département . Si modeste qu’il soit, il n’est pas le dernier dans le cœur de ceux qui y vivent. Son nom s’orthographiait autrefois Yèvre. C’est une altération du latin Evrea, Evra. L’addition de l’s final ne date que du XIXe siècle. Quant au qualificatif le Petit, il a été autorisé par un décret du 4 février 1919. Sur le cadastre de 1811 on note les nom des territoires: Averly, le Biat, la Borde, le Chemin des Romains, les Fours, étang Gilles ou Gillet, Perte-Sèche. À propos du Biat , Courtalon relève que le chef de la famille Le Courtois, originaire de Bourgogne, anoblie par Charles VI en 1396, était seigneur de Blignicourt, mais aussi de Bucey-en-Othe...et du fief de Biat sur le territoire d’Yèvre. La dernière descendante de cette famille éteinte, Louise Le Courtois, porta ses terres dans la famille de Mesgrigny en 1732 : elle épousa Pierre-François de Mesgrigny, vicomte de Troyes, dont il fut maire de 1766 à 1769. Jusqu’en 1789, Yèvre dépendait de l’intendance et de la généralité de Châlons, élection de Bar-sur-Aube, et du bailliage de Chaumont. L’intendance était le siège de l’administration de la province. L’intendant représentait le roi. La généralité : le royaume était divisé en généralités établies pour faciliter la levée des impôts. Chaque généralité était divisée en élections et avait un tribunal appelé bureau des finances Le bailliage était le tribunal qui rendait la justice sous l’autorité d’un officier du roi, le bailli. L’Ancien Régime savait administrer la France. Mais les responsables de ces différentes fonctions n’étaient pas des fonctionnaires au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Ils avaient acheté leur charge et celle-ci était héréditaire. C’était leur fonds de commerce et souvent, ils se payaient sur la bête, si l’on ose dire. Bossuet écrit quelque part: « Les grandes charges peuvent devenir aisément des mines d’or, lorsque ceux qui les possèdent veulent renoncer à leur honneur et à leur conscience ». Pendant la période révolutionnaire, la commune a fait partie du canton de Chavanges, du 29 janvier au 29 novembre 1790, puis du canton de Rosnay jusqu’en l’an IX, c’est-à-dire en 1800.
Référence : Wikipedia






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