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Villemoisson-sur-Orge en bref

- Le nom de Villemoisson apparaît dans les textes pour la première fois au XIe siècle dans les chartes du cartulaire de Longpont. Pourtant c'est encore bien avant ces chartes que Villemoisson aurait existé. - Alors que le hameau de Sainte-Geneviève se trouve à l’opposé de la forêt de Séquigny, à la limite actuelle de Sainte-Geneviève-des-Bois, une villa gallo-romaine, est peut-être à l'origine de Villemoisson. Elle se trouvait non loin du pont de la Fouille, dont le nom évoque bien des découvertes archéologiques. Dans ses ruines sont mises au jour une statuette, une clé, des pièces de monnaies. Cette villa est incendiée au moment des grandes invasions : les deux pièces marquent le début et la fin de son existence. - Selon l’abbé Lebeuf, Villemoisson était la « paroisse mère de la région », elle s'étendait, écrit-il, jusqu'à Bondoufle et Fleury ; au XIIIe siècle, elle est démembrée par la création de celle de Sainte-Geneviève-des-Bois à laquelle est adjoint Morsang. - Le Cartulaire de Longpont révèle les noms des plus anciens seigneurs connus de Villemoisson : Eudes (Oddo), Guy (Guido) et Thierry (Teodericus). - La seigneurie de Villemoisson, comprise dans le comté de Montlhéry, est vassale de Mée-les-Melun, tandis que le seigneur de La Motte de Savigny lui rend hommage. Cet état que nous connaissons par des écrits depuis le XIVe perdure jusqu'à la chute de l'Ancien Régime. - En 1314, lorsque sous Philippe-le-Bel Enguerrand de Marigny ruine la puissance des Templiers, le roi lui accorde une rente à prendre sur leurs biens, dont Villemoisson. La présence de vestiges templiers à Balisy étant établie, il est raisonnable de penser qu'à cette époque Villemoisson est sous la dépendance de cet ordre. - En 1356, Perrin de l'Yvette, est signalé pour avoir participé au paiement de la rançon de Jean le Bon, il est nommé seigneur de Villemoisson et d'Epinay correspondant à une partie des territoires des Templiers dans la région. - A la fin du XIVe siècle, Jehan et Guy de Giresmes sont seigneurs de Villemoisson ; cette famille est présente en Seine-et-Marne dont l’un des membres est commandeur de l’Ordre de Malte. Peut-être là est le départ de la vassalité de Villemoisson à Mée-les-Melun. Sous l’ancien régime notre région dépend d’ailleurs de la maréchaussée de Melun. - Le domaine de Villemoisson a appartint ensuite aux Fourqaut : Jean, est seigneur de Montpipeau, du Perray et du Cochet (1414) ; Christophe remplace Guy de Giresmes vers 1480. - En 1508 arrivent les Barbeau dont Henri épouse Laurette Fourquaut fille de Christophe. Madeleine Barbeau dernière héritière des seigneurs de Villemoisson, épouse en 1588 Louis de La Ferté. - Dès lors, le domaine devient un arrière fief. En 1596, Jehan de la Fosse fait l’acquisition de Villemoisson, puis en 1598 de Sainte-Geneviève-des-Bois, où sera la demeure seigneuriale. - En 1628, Antoine Boyer, un des ancêtres de neuf souverains ou chefs de maisons actuelles, se rend acquéreur des deux seigneuries. En 1659, son fils, Antoine, « sous forme de contrat d’échange », moyennant finance « quitte et délaisse les seigneurie à la famille de Noailles. - Quatre Noailles se succèdent : Anne, Anne Jules, Jean Emmanuel, Adrien Maurice, mais nos seigneuries ne les intéressent pas, ils sont propriétaires d’importants domaines en France. Elles sont placées en fermage à Monnerot et Bartel de Bonneval, qui eux-mêmes les confies en gérance à d’autres pour exploiter nos villageois qui doivent par leur travail profiter à tout ce monde. - En 1734, les terres reviennent à Madame Marguerite Pélagie Danican, veuve Michel Amelot. A sa mort, son fils, pour éponger les dettes de sa mère, revend les propriétés à Pierre Durey d’Harnoncourt déjà seigneur de Morsang-sur-Orge. Jusqu’à la chute de l’ancien régime Sainte-Geneviève, Villemoisson et Morsang auront un seigneur commun. - En 1767, Louise Bernarde d’Harnoncourt, grâce au désistement de son frère, apporte les trois seigneuries à Jean Louis Bertier de Sauvigny. Son fils, Louis Bénigne sera le dernier seigneur, en 1789, il est une des premières victimes de la Révolution. - Pendant la Révolution, les Villemoissonnais demandent la suppression des pigeons dévastateurs de récoltes, la destruction des grands arbres le long des chemins portant ombrage aux cultures, le libre accès aux chemins principaux pour la plupart interdits par le seigneur pour son utilisation personnelle et pour la chasse. - Dès cette période et au XIXe siècle, la municipalité a le souci de résoudre l'intégrité de la commune. Elle dispute ses droits d’usage aux propriétaires, l'accès aux voies sur l'ensemble de son territoire, certaines étant prétendues privées. Ainsi, à l'aube du XXe siècle, un jugement décrète-t-il que les voies de la forêt de Séquigny appartenant autrefois au roi sont désormais propriété de la Nation. - Le XXe siècle est l’urbanisation du plateau. Dans sa première moitié, c’est le lotissement du Bois de Villemoisson : la forêt cède la place à une zone pavillonnaire. Puis dans la seconde, celui de la Plaine et la création de son centre-ville : 30 années, de 1955 à 1985, de démarches, de discussions, de pourparlers. C’est la mutation d’un village rural en agglomération urbaine qui a définitivement façonné l’actuel Villemoisson. La loi Guichard interdisant les grands ensembles devait sauver Villemoisson de l’établissement d’une cité démesurée et lui permettre de maintenir son caractère de parc habité.

Référence : Wikipedia


 

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