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Varennes-Vauzelles en bref
Varennes-Vauzelles est aujourd'hui la troisième ville de la Nièvre. Le bourg rural (Varennes-lès-Nevers) doit son essor à partir de 1920 à l'atelier de réparation de Vauzelles. La cité de cheminot de Vauzelles est ainsi venue grossir la population, avant les lotissements à partir des années 1950. La commune est à l'heure actuelle très étendue, comprenant une partie urbanisée et agglomérée à nevers (Vauzelles) et une partie rurale, Varennes. C'est, de loin, la première ville de la banlieue de Nevers. La ville comporte une grande partie des zones d'activités et industrielles de l'agglomération de Nevers (ZA Varennes-vauzelles/Garchizy, prochainement ZA tertiaire du Bengy) dont elle constitue la sortie Nord. La ville est reliée a un réseau routier important: la nationale n°7, ainsi que l'autoroute A77 qui met Paris à seulement 2 heures de route. Avec cette localité située au Nord de l’agglomération nerversoise, nous entrons dans une nouvelle catégorie qui est celle des banlieues et plus particulièrement des banlieues ouvrières. Il convient ici d’établir avec soin la distinction dans la mesure où le sens donné au terme de banlieue varie selon le contexte et le lieu. Charles Sowerine a en effet montré que le terme selon que l’on s’inscrive dans la culture anglo-saxonne ou française n’a pas a priori la même teneur, y compris en termes de hiérarchie sociale . Ici il s’agit bien d’une banlieue auquel le qualificatif « ouvrier » doit être accolé, aussi bien par les paysages qui la caractérisent que par la population qui l’a habité ou d’autres éléments encore sur lesquels nous reviendrons ensuite. Cet espace est notamment identifié par son identité et par des activités qui rappellent une tendance lourde de l’histoire des banlieues et des faubourgs, « qui accueillent en effet une partie des activités que rejettent les autorités communales ». L’auteur cité précédemment faisait notamment allusion à la période médiévale. Dans le cas qui nous intéresse ici il ne s’agit pas de cela, mais d’une zone urbanisée organisée autour d’une activité employant une part importante de la population, activité incarnée dans un vaste ensemble architectural, nous voulons parler des ateliers de réparation ferroviaire. Varenne-Vauzelle, accolée à la ville de Nevers, a eu une évolution largement déterminée par cette dernière. Celle-ci a joué un rôle par sa fonction déjà ancienne de carrefour ferroviaire : dés les années 1860 une véritable gare ainsi qu’un dépôt et des ateliers de réparations avaient été édifiés. Ainsi « Nevers devient le premier grand relais de traction pour les trains en direction de Saint-Germain-des-Fossés, Clermont-Ferrand et Saint-Étienne. La vocation ferroviaire de la Nièvre se confirme et les cheminots deviennent la plus grande réalité ouvrière du département » . Jusqu’au lendemain de la première guerre mondiale, Varennes-les-Nevers, devenue Varennes-Vauzelles en 1969, ne constituait guère qu’un hameau aux portes de Nevers. Une première phase de croissance commença en 1920 avec la mise en service des ateliers de réparation ferroviaires, décentralisés de Nevers, dont la construction n’avait pu être achevée avant que ne commence la première guerre mondiale. Une fois achevés ils semblent avoir constitué l’une des plus grandes unités de réparation de matériel ferroviaire en France . L’exploitation fut alors confiée à une filiale de la compagnie ferroviaire PLM, la Compagnie Générale de Construction et d’Entretien du Matériel, la CGCEM, laquelle était plus particulièrement chargée de la réparation des locomotives. Parallèlement une autre société se chargeait des wagons. Ces deux sociétés furent intégrées à la SNCF en 1945. Le développement fut ensuite rapide : durant l’entre-deux-guerres les effectifs employés atteignirent 1 200 personnes, les établissements ferroviaires étant alors le plus gros établissement industriel de l’agglomération. Un maximum de 1 500 employés fut atteint au milieu du XXe siècle, les effectifs décroissant ensuite . De fait cette commune connu une croissance démographique où la mise en activité des ateliers ferroviaires se lit aisément et de deux manières. Elle se lit dans le fait que la mise en œuvre de ces ateliers coïncida avec la reprise de la croissance démographique : en effet entre 1896 et 1921 la population était passée de 1633 habitants à 1440 en 1911, elle reprit ensuite une courbe ascendante à partir du recensement de 1921 : le seuil des 2 600 habitants fut franchit en 1926, celui des 4700 en 1946 et en 1975 la commune dépassait les 8 000 habitants. Autrement dit la population a plus que quadruplé depuis l’ouverture des ateliers. Il va de soit que ces derniers n’ont pas fourni tous les emplois mais ils y ont contribué pour une part significative. Sur ce territoire se développa logiquement « une grande cité ouvrière devint une véritable banlieue » . Cette cité une fois achevée en 1931 comptait environ 600 logements ce qui n’est pas rien . La forme retenue rappelle celle que nous avons déjà constaté pour des centres comme Montceau-les-Mines ou le Creusot : il s’agit de « maisons individuelles ou jumelées, dotées de jardins, aussi que de services sociaux et de plus rares équipements commerciaux » . Une seconde phase d’expansion se produisit durant les trois décennies qui ont suivi la Libération, elle se traduisit par une densification du bâti autour de deux formes d’habitats, le pavillonnaire et des grands ensembles. Une telle configuration ne pouvait que conduire à une forme de vie en vase clos et à la naissance de sociabilités et de liens forts d’autant que la densification de l’espace s’est faite de manière fort encadrée entre la voie de chemin de fer en direction de Fourchambault vers le Nord-Ouest, et la nationale 7 selon un axe Sud-Nord, la limite sud étant nettement repérée dans l’espace par la masse physique des ateliers, laquelle constitue l’élément le plus aisément repérable dans le paysage pour qui traverse l’agglomération de Nevers et se dirige vers Paris par la nationale.
Référence : Wikipedia






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