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Saint-Jean-des-Ollières en bref

- Saint-Jean-des-Ollières eut plusieurs appellations St Jean des Olières en 1225 ; St Jean des Oliviers en 1398 et St Jean Dezolières en 1762. Pendant la révolution St-Jean porta le nom de Puy la Garde et pendant longtemps eut l'appellation populaire de St Jean des Voleurs... - Ollières vient de Olla plus suffixe asia (fabrique de poteries). - Au XVIII Siècle, la paroisse de St-jean était considérée comme une montagne stérile ; le sol est en effet maigre et aujourd'hui en grande partie boisée. - Au sud dominant avec 772 m d'altitude, s'élève le Puy volcanique de la Garde où se dresse une statue de la Vierge et depuis 1955, une table d'orientation. Un projet d'ouverture d'une carrière sur le flanc de ce site géologique intéressant a provoqué en 1982 une violente polémique. La Garde était un oppidum gaulois et ensuite un castrum romain. Il y eu ensuite un château et une chapelle. La terre faisait partie de la Seigneurie de Boisonnelle sauf au nord le petit fief de Croizat. À cet endroit il y eu longtemps le même seigneur De Bard de Chauriat ; puis passa à la famille Seguin. Il fut vendu en 1669 à Jean Delaire, Président à la cour des Aides de Clermont. Sa famille le conserva jusqu'en 1789. Du château il ne reste qu'une tour. - La tour du Miodet : il s'agit d'un ancien château déjà en ruine en 1403 à l'époque de Boissonnelle. Leurs seigneuries étaient liées. Son emplacement est localisé entre la Vie et St-Jean près du ruisseau de Lagas. Il ne reste aucun vestige à nos jours. Le Seigneur de l'époque féodale se qualifiait toujours de seigneur de Boissonnelle et Veaux de Méodes ou Viomiodes. Ce nom dérivé de val méode, désignait une châtellerie dont le territoire, comme son nom l'indique devait comprendre toute la vallée de la Méode (Miodex) rivière qui traverse la commune de St-Dier et enserre le bourg dans un lacet de son cours, subitement détourné par les rochers. - Pays pauvre et surpeuplée St-Jean connaissait au XVIIIè siècle une importante émigration temporaire avec les porte-ball ou marchands ambulants vendant lingerie, dentelles, rubans. - Dans le cours du siècle, celle-ci se transforma avec l'apparition de la Pique. Dans son rapport sur l'émigration, le Préfet Ramond décrit leur activité (en 1808) sous le nom de broqueurs qu'ils se donnent entre eux. Ils parcourent la France sous la forme de mendiants, d'incendiés, munis de faux papiers, de pèlerines chargées de coquilles, de porteurs d'agrues et de chapelets... Ils revêtissent tous les déguisements... On les a vu dans le gros de la Révolution paraître sous la forme d'émigrés rentrés, de couleurs réfugiés, de prêtres déportés....Leurs profits seraient énormes s'ils n'étaient souvent obligés de les partager avec ceux qui les prennent sur le fait...L'administration fait des efforts pour diminuer ces dangereuses excursions...On surveille la délivrance de passeports et l'on gère, autant qu'on le peut, les voyages de ces gens qui ont une habilité merveilleuse pour se passer de papiers légitimes et se fabriquer des pièces vraisemblables. Au reste ce qui n'est pas moins singulier, c'est la conduite de ces mêmes hommes dans leur domicile. Dans aucune commune les contributions ne sont aussi régulièrement payées, les terres à un plus haut prix, les propriétaires plus respectés, l'ordre public plus aisément maintenu et les délits plus rares... - Cette activité rapportant en moyenne 300 à 500 francs ; gains qui étaient investis dans la construction d'une maison et se poursuivit bien avant dans le XIXème siècle. En 1843, un rapport de police estimait à environ 200 le nombre de Piqueurs, en 1863 le Procureur Impérial de Bordeaux demandait à celui de Riom de faire une enquête à leurs sujet, mais rares étaient ceux qui tombaient aux mains de la police. - Au Pays, les Piqueurs ne se cachaient pas et racontaient avec verve, au cours des veillées d'hiver, leurs aventures. Les jeunes se passionnaient pour ces récits et ne tardaient pas à partir avec un parent ou ami pour la tournée suivante. On se transmettait par voie orale un guide des plus complets sur chaque région, comportant des itinéraires, l'énumération des ressources locales, la liste des personnes à visiter, leur degré de générosité. Les Brigades de la Maréchaussée étaient l'objet d'études suivies. Un Piqueur habile, après avoir parcouru plusieurs fois un canton en connaissait à fond choses et gens et arrivait à en parler le patois aussi bien qu'un indigène. Grâce à cette expérience les arrestations étaient peu fréquentes et le faux certificat tombait rarement entre les mains de la police... transformé en boulette, il était vite avalé. Ceux qui cependant se faisaient prendre, avaient recours aux notabilités du pays pour obtenir des attestations d'honorabilité. C'est ainsi que les archives départementales contiennent de nombreux certificats de complaisance délivrés entre 1765 et la Révolution, par les curés de St-Jean-des-Ollières, le syndic et des Gentilshommes, pour demander la libération de nombreux compatriotes arrêtés dans toute la France pour usage de faux certificats d'incendie. - Tout le canton était contaminé par la Pique M. Mignot Subdélégué de Thiers déclare en 1768 que : Domaize, St-Jean-des-Ollières, St-Dier-d'Auvergne, La-Chapelle-Agnon et quelques autres, fournissent une pépinière de mendiants à inonder le royaume, qui à peine sortis de leur coquille, reçoivent des leçons pour n'être pas à la charge de leur famille. - Le 09 Septembre 1843, le Maire de St-Dier-d'Auvergne, écrivait au Ministre de la Guerre pour expliquer que l'installation d'une brigade de gendarmerie à St-Dier avait été rendue nécessaire pour organiser la chasse aux faussaires. Il faut croire que cette brigade fut active car dès 1850 sept ans après, la Pique avait complètement disparu. Il n'en reste plus désormais qu'un souvenir. Seule demeura quelques années encore, jusque vers la guerre de 14, l'activité des marchands ambulants. ( présent texte publié par Jacques DAUPHIN )

Référence : Wikipedia


 

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