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Saint-Andéol-de-Berg en bref
Le territoire de Saint-Andéol-de-Berg (1506 ha) était habité au Néolithique (6000 à 2500 avant J.C.). On a trouvé des tombes de cette époque aux quartiers du Clut (Clux au Moyen Âge) et du Pouzet. L’arbre Ferrat, point culminant du pays situé à 2 km 500 au nord du village, à 500 mètres d’altitude, est un vestige du culte de la Nature. On plantait des clous dans son tronc à la suite d'un vœu ou en mémoire d'une grâce obtenue (ex-voto). La date de la fondation du village n’est pas très sûre. Cependant, il semble que la destruction d'Alba-la-Romaine, vers 411, ou bien son déclin, ait provoqué la fuite d’un certain nombre de ses habitants dans les forêts qui couvraient alors entièrement la région de Berg, et que ces fuyards auraient alors constitué une première communauté, installée sur un territoire correspondant au Saint-Andéol-de-Berg d'aujourd'hui (Lire la Note N°1 en fin de ce chapitre Histoire). A la fin du VIIe siècle (siècle), il paraît certain que la paroisse existait déjà. Il est aussi établi que le mas Deborne (maison de Patafla, aujourd'hui) existait déjà en l'an 877, comme l'atteste une charte de Charles le Chauve (Roi de France 810-877 et Empereur d'Occident 875-877). Au XIIe siècle, les moines cisterciens de l'abbaye de Mazan fondèrent une Grange dans la montagne de Berg (Grange cistercienne). Ils l’exploitèrent jusqu’à la Révolution française. Au début du XIIIe siècle, à la suite de dons et d'acquisitions, ils possédaient tout le pourtour de Saint-Andéol-de-Berg. Les conflits pour l'usage des sources et des pâturages étaient fréquents entre les religieux et les habitants de Saint-Andéol-de-Berg qui vivaient surtout d'élevage. C’est ainsi qu’en 1280, ceux-ci tuèrent un moine et pillèrent la Grange. Ce drame accéléra la fondation de la Bastide de Villeneuve-de-Berg, en 1284, par le roi de France Philippe III le Hardi, fils de Saint Louis, et l’abbé de Mazan, propriétaire de la commune de Villeneuve-de-Berg et désireux de se mettre sous la protection de la Couronne (lire la Note N°2 en fin de ce chapitre Histoire). Blonde de Deux-Chiens, baronne d'Alba , suzeraine de Saint-Andéol-de-Berg, y possédait un petit château fort qu'elle légua à son fils le 13 juin 1297. On en a retrouvé les fondations lors de fouilles entreprises en 1842 dans le jardin de l'ancienne cure, entre la croix qui marque sur la place actuelle du village, l'emplacement de l'ancienne église (datée du XIIe siècle et placée sous la protection de saint Andéol et de saint Léonard), et la maison qui borde les jeux de boules de la place. La translation dans le cimetière actuel des restes de l'ancien cimetière, situé entre la croix de la place et l'église actuelle, a aussi été effectuée en 1842. La première pierre de l'église actuelle, visible à gauche du portail d’entrée, a été bénie le 24 juillet 1854. Le gros-œuvre fut achevé en 1855 et l'édifice livré au culte. « Du style ogival de l’architecture primaire du XIIIe siècle », suivant les termes mêmes de l’architecte (monsieur Reymondon), il est situé à une altitude de 375 mètres. Au-dessus du porche d'entrée, sont gravées les phrases suivantes : « Hæc domus dei et porta cæli vere domine est in locoisto / Salve regina matermisericordiæ / 1855 » (« Le Seigneur se trouve vraiment dans ce lieu qui est la maison de Dieu et la porte du Ciel » / « Salut, O Reine, Mère de miséricorde / 1855 »). On peut lire sur les chapiteaux des deux premières colonnes de la nef, les inscriptions suivantes : à droite, Anno Domini MDCCCLV (Année du Seigneur 1855) et, à gauche, Maire - Eti. Guigon / J.B. Vacher - Curé (Étienne Guigon étant le maire de Saint-Andéol-de-Berg et Jean-Baptiste Vacher en étant le curé, en 1855). On dit que l'impératrice Eugénie, Eugénie de Montijo, offrit l’ostensoir. La chapelle de droite fut l’une des premières à être élevée en l’honneur de la Vierge Marie, 1855 étant l’année de la promulgation du dogme de l’Immaculée Conception. En 1913, à l’initiative de l’abbé Denis Barbe, dernier curé résident de Saint-Andéol-de-Berg de 1907 à 1934, une souscription publique permit l'installation d'une nouvelle cloche, sur laquelle on peut lire : BURDIN Aîné, fonderie 1913 - D. BARBE curé St-Andéol-de-Berg - SANCTA MARIA ORA PRO NOBIS (SAINTE MARIE PRIEZ POUR NOUS). On dit que la cloche de l’ancienne église, fondue en 1744, fut provisoirement sauvée de la réquisition, pendant la Révolution française, grâce aux habitants qui l’enterrèrent dans une pièce de terre située au-dessus du pré de Landreau, avant de finalement la livrer au district du Coiron. Elle fut transportée à La Voulte-sur-Rhône pour y être fondue et transformée en canon. À partir de 1934, c’est monsieur l'abbé Debroas, aumônier de l’hospice de Villeneuve-de-Berg, qui assura le service paroissial. Le tableau représentant la Descente de la Croix, exposé dans la chapelle située à gauche du transept, a été peint en 1945 par Mme Rosette Clapier. Le 23 septembre 1953, à 23 heures, un cyclone balaya une partie du Bas-Vivarais, en particulier Saint-Andéol-de-Berg. Le clocher de l'église fut arraché et les vitraux cassés. Monsieur l'abbé Debroas ouvrit une souscription et commanda les travaux. Les vitraux furent remplacés par M. Jean Balayn, de Loriol, maître en vitraux d'art. Le clocher fut refait en béton par l'entreprise Comte de Villeneuve-de-Berg. On en profita pour changer le Chemin de croix. Les quatorze stations furent sculptées sur bois, entre 1955 et 1957, par le Lyonnais Maurice Tavernier. Le 6 novembre 1955, jour de la fête religieuse de saint Léonard, le centenaire de l’église fut célébré en présence de monseigneur Couderc, évêque de Viviers. À cette occasion, une statue de la Vierge, venue de Lourdes, fut transportée très solennellement jusqu’à l’oratoire situé sur le chemin des Chabannes. Ce monument avait été édifié à son intention, à la suite de l'exaucement d’un vœu prononcé par madame Jean Guigon, épouse du maire, lui-même arrière-petit-fils du maire de 1855. À l'issue de la messe de Pâques célébrée par monsieur l'abbé Jean Ribon (chancelier de l'évêché de Viviers), le dimanche 11 avril 2004, monsieur Maurice Bousquet, maire de Saint-Andéol-de-Berg, a informé l'assistance de la réfection en cours du toit de l'église, et lui a présenté la statue en bois de la Sainte Vierge, installée jusqu'alors dans la niche située au-dessus du porche d'entrée de l'église et récemment déplacée à droite de la nef, à la croisée du transept. Sa complète restauration a été réalisée par monsieur Jean Javaillon (résident de Saint-Andéol-de-Berg) et par monsieur Bernard Silhol (menuisier à Villeneuve-de-Berg), et financée par une paroissienne de Saint-Andéol-de-Berg. Depuis Noël 2006, un élégant parvis dallé, réalisé par l’entreprise Rieusset-Vital de Villeneuve-de-Berg et par M. Jean-Pierre Chandanson (employé communal), agrémente l'entrée de l'église et, en soirée, douze luminaires enterrés illuminent ses trois façades (rénovées en 1991 par Rieusset-Vital), la rosace et les abats-sons du clocher étant eux éclairés de l'intérieur. Note N° 1 / Destruction d'Alba : Les envahisseurs germains en Helvie - C’est sous Saint Avolus, le cinquième évêque d’Alba, que la capitale de l’Helvie fut pillée et incendiée par Chrocus, roi des Vandales, en 411, et totalement anéantie par les Goths et les Alains qui, pendant dix ans, ravagèrent la contrée. Après la destruction d’Alba, le siège de l’église helvienne fut transporté par l’évêque Auxonius à Vivaria (Viviers), qui donna son nom à notre province. « Rien n’a résisté à la fureur des barbares. Ils n’ont rien épargné, ni le sacré, ni le profane, ni la faiblesse du sexe, ni celle de l’âge : peuple, prêtres, vierges, évêques, tout a été frappé sans distinction, envoyé au supplice ou conduit en esclavage. Les moissons, les vignes, les oliviers ont péri dans les flammes. Les ronces et les épines effaceront bientôt la trace de tout ce qui a vécu. Quand tout l’Océan aurait inondé les Gaules, il n’aurait pas commis de si terribles ravages. » (Saint Prosper (403-463), chroniqueur aquitain, prêtre de Marseille). Histoire de l'Ardèche (Vivarais & Helvie, par Jean Volane (Auguste Bourret), L. Gout, J. Roux - Texte original de 1908 - Editions E.& R. - Valence Chrocus : L'existence réelle de ce chef de tribu n'est aucunement prouvée, bien que l'on lui ait prêté nombre de destructions de cités romaines (Alba...). Or, l'archéologie n'a pas apporté de traces de destructions rapides de ces cités. Il s'agit plutôt d'un chef mythique, non toutefois sans une certaine historicité (invasion des Alamans sous le règne de Valérien (253-260). (Source : Wikipedia) Les campagnes successives de fouilles du site d'Alba ont démontré que la cité n'a pas connu de destruction massive, mais au contraire un déclin très lent, qui s'est accentué avec le transfert du siège épiscopal d'Alba à Vivers. Habitat et communications dans le pays de Berg, par Jean Moulin - La Fontaine - Valence 2000 Note N°2 / Fondation de Villeneuve-de-Berg : En 1280, les habitants de Saint-Andéol-de-Berg pillèrent la Grange cistercienne de Berg et tuèrent l'un de ses moines. Pour Marius Ribon, Ce drame accéléra la fondation de la Bastide de Villeneuve-de-Berg, en 1284. Saint-Andéol-de-Berg - Notice historique, par Marius Ribon - Habauzit - Aubenas - 1938 Pour Jean Moulin, Il faut chercher la cause de cette fondation dans l'évolution interne des cisterciens et dans la politique expansionniste des Capétiens, suite à leur main-mise sur le Languedoc oriental, mais Il reste vrai cependant que l'événement de 1280 contribua largement à précipiter le processus déjà engagé. Habitat et communications dans le pays de Berg, par Jean Moulin - La Fontaine - Valence - 2000 Villeneuve-de-Berg naquit par conséquent de la convergence des intérêts d'un pouvoir royal soucieux de faire pénétrer l'influence capétienne dans les principautés du Midi, et d'une communauté de moines déterminés à sauvegarder leurs ressources, fût-ce au prix d'un partage de souveraineté. C’est ainsi que le 12 et le 25 novembre 1284, l’abbé cistercien de Mazan et le Sénéchal de Beaucaire, représentant du roi, signèrent devant notaire une charte de paréage, concrétisant la fondation en pays de Berg d’une Ville Neuve, en co-seigneurerie. (Site internet de Villeneuve-de-Berg : http://page2.inforoutes-ardeche.fr/07341/page2.html).
Référence : Wikipedia






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