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Robion en bref

L'origine du non est inconnue. Autrefois, selon Dom Xavier de Fourvières, les gens du pays disaient que le nom de Robion provenait du mot roure, « chêne » (robur en latin) : « Roubioun, disoun li païsans, s'apello ansin per ço qu'autri fès, i avié que de roure ». Selon Charles Rostaing, le nom de Robion pourrait provenir de la racine rup (rup : rocher à pic, sens du latin rupes). La situation du village, au pied des falaises abruptes du Luberon, vient à l'appui de cette hypothèse. La plus ancienne mention du nom date de 1233 (loco dicto ad iter de Robione : ledit lieu sur le chemin de Robione). On trouve des variantes dans les textes : Robio, Robionum, Roubioun, Roubyon, Robbion, Robyon, Roubillon, Robions. On a trouvé des restes paléolithiques et surtout néolithiques sur le territoire de la commune. Le premier habitat semble avoir été aux abords de la source de Boulon, à l'époque néolithique. Plusieurs grottes du Luberon ont servi alors d'habitat, et surtout de grottes sépulcrales : Grotte du lierre, de Font blanco, du Jas de Juvert et de Fabrègues.Le site de Boulon a donné des témoignages de l'âge du fer, des tessons de poteries phocéennes (sixième-cinquième siècle BC), campaniennes (troisième siècle BC), des pièces de monnaie massaliotes. Une seule inscription épigraphique : un fragment de stèle avec les lettre PEI, lettres se retrouvant dans l'inscription d'une des stèles celto-grecques de Cavaillon où figure le mot : MAGOUPEI. L'époque gallo-romaine a donné un peu partout sur le territoire de la commune de nombreux tessons de poterie, des tuiles à rebord, des pièces de monnaie, des tombes à incinération. Pendant le haut moyen-âge, le site de Boulon fut abandonné et les habitants s'installèrent sur le site du village actuel, plus facile à défendre. Ce fut le castrum de Robione, dont on peut voir encore de nos jours des restes de remparts. Un château fut édifié au point culminant du village. Ces fortifications permirent de résister au début de 1389 aux troupes de Raimond de Turenne. Plus tard en 1562, à l'époque des guerres de religion, les huguenots du baron des Adrets brûlèrent l'église de Robion et mirent le feu au Luberon. Partie du Comtat d'Avignon, Robion a d'abord appartenu comme ce dernier au comte de Provence, puis à celui de Toulouse. Le comtat devint la propriété des papes en 1348, après que Jeanne, reine de Naples, l'eût vendu à Clément VI. Bien qu'ils eussent cessé de résider dans le pays en 1376, les papes le gardèrent néanmoins jusqu'à la Révolution française, en se faisant représenter à Avignon par un vice-légat, et dans le comtat Venaissin par un ecclésiastique d'un rang moins élevé qu'on appelait recteur. Cela dura jusqu'au 14 septembre 1791 : un décret, rendu sur la proposition du député Camus, réunit à la France Avignon et le comtat Venaissin. Robion n'est français que depuis cette date. Il est pratiquement impossible de donner la liste des seigneurs de Robion : la coutume du Comtat était qu'à la mort du seigneur ab intestat, tous ses enfants se partageaient ses possessions et devenaient co-seigneurs. il y en eut donc beaucoup. On peut simplement dire que le titre de seigneur ou co-seigneur de Robion a été le plus souvent porté par des membres de la famille de Sabran. Le dernier seigneur de Robion fut Louis-Paul de Brancas, comte de Forcalquier, marquis, puis duc de Céreste à partir de 1784, chevalier de Malte, maréchal de camp à 30 ans, lieutenant général en Provence, né le 25 mai 1718. En 1793, il avait 75 ans et habitait depuis plusieurs années à Paris, 366 rue de Clichy. Il mourut en 1802 à l'âge de 84 ans. La période révolutionnaire fut un peu agitée. Le 7 janvier 1794, la demeure du châtelain est démolie, ainsi que la maison contiguë de Thérèse Bonnet, qui ameuta tout le village. Le premier juin 1794, au cours de la séance du conseil municipal, un des membres propose « que les croix de fer qui existent dans la ci-devant paroisse soient converties en piques, étant ainsi purifiées par un usage républicain ». Au moment de la Terreur, avec Robespierre, on coupe à Robion les ormes et les mûriers plantés devant l'hôtel de ville car « ces arbres étaient de nature à favoriser les intentions des citoyens malveillants qui pourraient, pendant la nuit, et à la faveur de l'ombre de ces arbres, tirer quelques coups de feu contre la sentinelle qui monte la garde devant la porte de la maison commune ». Il y eut deux Robionnais guillotinés : Charles Gros, père de 7 enfants, accusé à tort et guillotiné le 26 juin 1794 à 53 ans, et Barnabé Bernard, cordonnier, colonel de la garde nationale (1789)], guillotiné le 6 juillet 1794 à 46 ans. L’Empire ramena le calme, bien que les Robionnais n'aient pas apprécié de devoir fournir de plus en plus de soldats pour les guerres incessantes menées par l'empereur dans toute l'Europe. Ce d'autant qu'ils étaient exemptés de service militaire tant que le Comtat appartenait au pape. Il y eut de nouveau une certaine agitation. Par la suite, l'histoire de Robion est celle du pays. Il y eut 79 Robionnais tués pendant la guerre de 1914-1918, 5 pendant celle de 1939-1945. L'électrification du village se fit entre 1924 et 1926.

Référence : Wikipedia


 

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