Notre sélection de viager sur Riaucourt et sa région
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Riaucourt en bref
La Chapelle de Méchineix Elle fut reconstruite en 1870 sur les ruines d’une ancienne chapelle La statue de la Vierge qui surmonte l’édifice a été placée là en 1873 et vient du couvent de Méchineix situé en forêt, sur le territoire de Treix, et disparu vers 1870. Une légende est attachée à cette statue. Destinée à être installée à Bologne, elle avait été chargée sur un chariot qui devait la transporter. La légende nous dit que les bœufs chargés de tirer le chariot ne purent traverser le gué de la Marne suite à une crue subite de la rivière ; ensuite ils refusèrent de monter la côte reliant le village à Bologne malgré de nombreuses tentatives. Voyant dans ces faits mystérieux une intervention surnaturelle, les habitants de Riaucourt décidèrent alors de garder la statue et de l’installer sur la chapelle de Méchineix. Voilà pour la légende, mais La réalité est toute autre : En fait cette statue fut conservée à Riaucourt car personne n’en voulait ailleurs ; en effet, les gens de Bologne avaient déjà une chapelle consacrée à St Bologne et ceux de Treix ne souhaitaient pas se mettre en frais pour en construire une, voilà pourquoi elle est restée ici. La chapelle connut ensuite une existence paisible durant de nombreuses années, existence à peine troublée par le rythme annuel du pèlerinage du 1er dimanche de septembre. Mais un beau matin de février 1958 tout bascula, et l’on passa de la quiétude au drame. L’OTAN effectuait en effet des manœuvres aériennes dans la région et un avion Néerlandais se trouva subitement en difficulté Sans trop se préoccuper des conséquences que cela pouvait avoir, le pilote s’éjecta au dessus de Roches sur Rognon, village situé à une quinzaine de km à vol d’oiseau L’avion sans pilote ne s’écrasa pas tout de suite et continua sur sa lancée pour arriver en rase motte au-dessus de la chapelle de Méchineix L’aile droite heurta alors la chapelle et détruisi partiellement le toit et l’arrière du bâtiment. Le choc eut pour conséquence de modifier la trajectoire de l’avion, et celui-ci fila en direction de Riaucourt pour s’écraser dans la Marne L’appareil se disloqua sans exploser et des débris furent éparpillés sur la rive gauche. Quant au réacteur, resté intact, il continua sa course sur plus de 200 m heureusement canalisé par le lit de la Marne et partiellement refroidi par l’eau de la rivière. On peut donc dire que ce matin de 1958, on a donc frôlé le drame et évité une catastrophe majeure, par pur hasard peut être, ou parce que Notre Dame de Méchineix veillait sur le village ? La réponse vous appartient ! Par la suite la chapelle fut bien entendu reconstruite et rénovée il y a une dizaine d’années. Le Colombier: Probablement construit avant la Révolution par un Maître de Forge de Riaucourt, ce colombier est l’un des rares témoignages qui subsiste des anciennes forges démolies vers 1880 pour permettre le passage du canal. Ce bâtiment avait bien entendu pour fonction d’abriter des pigeons, mais il devait aussi et surtout affirmer la richesse et le rang social de son propriétaire. Il forme un ensemble complexe constitué d’un bâtiment central sur plan rectangulaire formant avant corps par rapport à deux bas côtés auxquels on a ajouté deux ailles latérales. Les élévations sont construites en moellons enduits sur soubassement en pierre de taille. Ces élévations présentent un chaînage d’angle en besace formé par une alternance de pierres de taille et de briques. La façade est rythmée par des ouvertures encadrées de pierres de taille prenant appui sur des pièces ouvragées. La porte est en anse de panier alors que les fenêtres sont en plein cintre. Cette façade est complétée par une corniche au niveau du premier étage. A noter qu’il n’existe qu’un semblant de randière sur la façade et que les autres côtés en sont totalement dépourvus (absence qui s’explique peut être par la présence de murs très haut et très lisses n’offrant pas de prise aux nuisibles) Les trous d’envol sont situés au niveau intermédiaire et supérieur du bâtiment. Le trou supérieur est munie d’un dispositif de fermeture et possède une pierre ouvragée formant saillie et servant de plage d’envol aux pigeons. Le toit, en légère avancée, possède, en façade, une rive avec lambrequin et est dépourvu d’épis de faîtage. Lorsqu’en 1940 les allemands occupèrent l’écluse du canal, les éclusiers trouvèrent refuge dans ce colombier et en aménagèrent l’intérieur afin de le rendre habitable. Les boulins qui tapissaient les murs du bâtiment furent ainsi détruits et il subsiste actuellement aucun aménagement intérieur. La spécificité de ce colombier est liée à la présence de deux ailes latérales ajoutées vers 1880 lors de la construction du canal. Ces ailes étant destinées à abriter les animaux utilisés pour le halage des péniches ainsi qu’à stocker leur fourrage. A noter que ces extensions possédent des épis de faîtage et une rive avec lambrequin en façade.
Référence : Wikipedia






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