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Orgueil (Tarn-et-Garonne) en bref
Histoire d'un village rural Au IXe siècle on trouve déjà trace du village d’Orgueil, cette paroisse dépend alors de l’abbaye de Saint-Sernin de Toulouse. Vers 1135 la paroisse est donnée aux Hospitaliers de Fronton qui en font une sauveté. A l’époque le Tarn est une rivière navigable et Orgueil est un asile sûr construit sur les bords du Tarn, en bas de la colline où il est situé actuellement. En 1211 Simon de Montfort met à feu et à sang les terres occitanes, Orgueil appartient alors au Comté de Toulouse. Quand le Roi de France prend possession du Comté de Toulouse, Orgueil devient une bastide, quitte le Comté de Toulouse et est dotée d’une charte de coutumes. Orgueil est cependant toujours la propriété des Chevaliers de Saint Jean, moines hospitaliers, il devient une commanderie de l’ordre. Les guerres de religions verront la destruction du village. Celui se reconstruit sur la colline, près du cimetière actuel où on trouve trace d’une nouvelle église vers 1680. La paroisse dépend alors de nouveau de l’archevêché de Toulouse après avoir été rattachée au diocèse de Montauban lors de la création de celui-ci en 1317 par le pape Jean XXII. La rivière Tarn est alors un axe important de communication et de commerce. Orgueil possède un port, des passeurs font traverser la rivière, des moulins utilise la force de l’eau.L’activité du village d’orgueil est déjà tournée vers le vin. Descendant le Tarn, des bateaux transportent les récoltes vers Bordeaux et puis l’Angleterre.Le village abrite alors plusieurs briqueteries qui engendrent des trafics fluviaux pour le commerce des briques mais aussi pour le charbon nécessaire aux fours. Pendant la révolution, Orgueil conservera son activité agricole et on ne relate pas de troubles particuliers sur le territoire de la commune. Le XIXe siècle est le siècle des progrès mécaniques et les axes de communication terrestres se développent. En 1840, la route nationale 13 relie Montauban à Castres. En 1872 le chemin de fer relie Montauban à Saint-Sulpice (Tarn), le trafic sur la rivière baisse inexorablement et le village d’Orgueil déménage une troisième fois pour se rapprocher de la route nationale et de la voie ferrée, nouvelles voies de commerce et de communication. Sortent alors de terre une nouvelle église, une Mairie-école et le village se développe le long de la route nationale où il regarde d’ailleurs encore et toujours passer les gens pressés. La rivière Tarn est délaissée, les métiers liés à l’eau disparaissent peu à peu: un pont est construit pour traverser la rivière entre Orgueil et Reyniès faisant disparaître les passeurs, le train remplace les péniches et le chemin de halage ne sert plus aux chevaux. Orgueil va rentrer dans le XXe siècle. Le XIXe siècle a cependant fait rentrer le village d’Orgueil dans l’histoire, faisant de son nom un nom utilisé par des dizaines de scientifiques, qui ne doivent pas toujours savoir où se trouve ce village. En effet le 14 mai 1864 une météorite rare, 7 connues dans le monde, est tombée sur le territoire de la commune. Cette météorite, que la municipalité a immortalisé par un monument à l’entrée du village, est connue sous le nom d’Orgueil et dans les articles scientifiques on lit souvent : « Orgueil est … » pour désigner la météorite qui arriva avec de l’eau sur terre, a commencé sa course alors que la terre n’existait probablement pas, contient des diamants et des traces d’acides aminés pouvant faire espérer que la vie existe ailleurs. En 2001 la météorite d’Orgueil était présentée dans une exposition itinérante sur les diamants. La commune a érigé en 2002 un monument à l'entrée du village (en venant de Labastide-Saint-Pierre), sur le rond-point à côté du nouveau groupe scolaire. Il existe un autre monument commémorant la chute de la météorite, il est situé à l'entrée du village coté Nohic, en face de la casse auto, ce monument a été érigé par la commune pour fêter le centenaire de la chute de la météorite. Le XXe siècle va voir évoluer le village vers ce qu’il est aujourd’hui à l’aube du XXIe siècle. Au début du XXe siècle Orgueil est une commune agricole, essentiellement viticole. Comme partout en France, les grandes propriétés disparaissent peu à peu, il est difficile de trouver de la main d’œuvre chacun cultivant un petit terrain. La grande guerre réduira encore plus cette main d’œuvre et le village comme tous les villages de France payera un lourd tribut à cette drôle de guerre, le monument au centre du village livre les noms de ces jeunes hommes morts pour la France (visitez les pages consacrées au monument aux morts et aux noms gravés à jamais sur le site consacré au village d'Orgueil). Il y aura la crue du Tarn en 1930, la guerre encore une fois mais plus proche du village la France étant entièrement occupée. A Orgueil se sont installés des allemands, ils avaient même mis en place un parcours de sport là où se trouve actuellement le panneau de basket-ball. Après cette guerre, le progrès envahit la vie courante et le village évolue. Dans les années 50, on trouve dans le village des commerces, une forge, …, des immigrants s’installent, les années 60 passent très vite. A partir des années 70, les commerces disparaissent peu à peu, les années 80 les verront disparaître comme disparaissent peu à peu les exploitations agricoles. Pourtant le village continue à se développer et la population augmente inexorablement: 535 habitants en 1915, 630 en 1982, 823 en 1990, 1000 en 1995. Le nouveau siècle va voir cette population augmenter encore: 1149 habitants en 2001 et 1165 en octobre 2002. Plus de 46% d'augmentation en vingt ans, un taux de progression annuel de 2%! 400 foyers permanents et seulement 7 résidences secondaires. Pour qu’un village vive, il faut que des jeunes s’installent et il semble, à regarder les effectifs de l’Ecole Primaire, qu’Orgueil ait réussi à les attirer: 25 élèves en 1984, 41 en 1988, 75 en 1990, 89 en 1992, 91 en 1995, 109 en 1996, 126 en 1997, 143 en 1999, 150 en 2000, 160 en 2001 et 176 à la rentrée 2002. La rentrée 2002 a vu l'ouverture de la 7e classe, c'est la cinquième ouverture de classe depuis 1989!! Pour accueillir les enfants un nouveau groupe scolaire est sorti de terre. Il reste encore la suite à construire, le jour où la commune trouvera l'argent nécessaire, en effet pas facile de trouver de l'argent dans notre pays et pourtant nous sommes assurés d'avoir un effectif de 5 classes primaires jusqu'en 2009. Orgueil est toujours une commune rurale, en pleine zone de l’AOC côtes du frontonnais, mais la majorité de sa population travaille en dehors du village: Orgueil étant situé dans le bassin de population desservant Toulouse, qui n’est qu’à 40 kilomètres, et Montauban, situé à moins de 20 kilomètres.
Référence : Wikipedia






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