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Looze en bref
Voici l’histoire de notre commune depuis l’an 833 jusqu’au milieu du XXe siècle avec l’unique plaisir de mettre l’accent sur les racines qui ont forgé notre village. Mais avant tout, tentons d’expliquer les origines de notre nom, LOOZE. Vers 833, la présence d’une villa romaine aurait donné le nom de LAUSA (signifiant Villa ou Maison) à notre commune. Cette appellation a en effet été retrouvée dans les recueils de titres de propriété de l’époque. Le nom du village évolue ensuite pour devenir LAURA (853), LOSA (1218), LOSE (1222), LOOSE (1370), LOZE (1423) et enfin LOOZE en 1573. Au Xe siècle, Looze appartient aux moines (Abbaye de Dilo) qui poursuivirent le déboisement, participant ainsi à la mise en valeur et à la structuration du paysage. Le village s’est agrandi peu à peu dans cette petite vallée très boisée aux confins de la forêt d'Othe, à proximité d’un ru nommé « le Baignon ». Les Comtes de Joigny (forts puissants à l’époque) ont donné quelque-uns de leur fief en récompense à certains hommes d’armes, et Looze pourrait faire partie de ces dons. Une Maison Forte existait à côté de l’actuel château mais elle a été détruite par un incendie. La construction du nouveau château commença au XIIe siècle pour le Marquis de Vatanges. Le village était construit en retrait de la vallée de l’Yonne, ce qui lui a valu d’être épargné par les incursions diverses au fil des siècles. Ce ne fut pourtant pas le cas pour les grandes épidémies de peste et la guerre de Cent Ans. Ces périodes poussaient les villageois à déserter leur foyer pour se réfugier derrière les murs de Joigny, ville fortifiée. Le dimanche 28 mars 1847, jour des Rameaux, un incendie volontaire détruisit une grande partie du village. Les maisons alors construites en bois, torchis et chaume offraient une proie facile aux flammes. Cet incendie très violent fit deux morts et toucha 55 ménages, situés entre le quartier du Bouchot et le bas de la Grande Rue. L’incendiaire, une ivrognesse surnommée « La Bombonne » fut arrêtée et envoyée au bagne. Suite à cet incendie, le Marquis de Villefranche, châtelain de Looze offrit 5000 francs et des bois de peupliers pour reconstruire les maisons. Des aides d’autres personnalités arrivèrent pour aider les villageois. En 1870, suite à la défaite de Napoléon III, des soldats prussiens se retrouvent à Joigny mais ne vinrent pas jusqu’au village. En 1897, le phylloxéra, maladie importée des Amériques fit son apparition en France. Trois ans après, il n’y avait plus un pied de vigne à Looze dont c’était pourtant une des principales richesses. Les vignerons ruinés se reconvertirent à la polyculture pour certains, d’autres allèrent chercher du travail aux chemins de fer Français (PLM) dont la gare de Laroche-Migennes employait alors un grand nombre de personnes. En plus des cultures, il y avait un peu d’élevage rassemblant une centaine de chevaux, deux cents vaches, des moutons et des chèvres. Après le remembrement dans les années 1960, les tracteurs annoncèrent la fin des chevaux, des petites parcelles et des petites exploitations.
Référence : Wikipedia






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