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Le Theil-de-Bretagne en bref

La région était probablement habitée dès le Néolithique (5000 ans avant JC) comme le laisse penser la présence à proximité de la célèbre allée couverte (gros dolmen allongé) de La Roche aux Fées. Ce monument est en bon état de conservation. La seigneurie du Teil, dans la paroisse de ce nom appartenait aux sires de Rougé. Nous en avons la preuve dans une charte du Cartulaire de Melleray, datée de 1243. On y voit alors Bonabes, seigneur de Rougé, donner aux religieux Cisterciens de Melleray un emplacement convenable pour construire une grange dimeresse dans son bourg du Teil (Theil-de-Bretagne). Il est de plus fait mention dans l'acte de cette donation des deux fils de Bonabes, nommés Olivier de Rougé et Geffroy du Teil. La châtellenie du Teil suivit le sort de celle de Rougé et appartint successivement aux seigneurs de Rougé de Derval, de Chateaugiron, de Rieux, de Laval-Châteaubriand, aux ducs de Montamorency et aux Princes de Condé, de la maison de Bourbon. Quoique la châtellenie du Teil semble avoir toujours appartenu aux sires de Rougé, elle formait cependant une seigneurie distincte, étant séparée de Rougé par la baronnie de Vitré et la châtellenie du Désert, et se trouvant dans le diocèse de Rennes, tandis que Rougé appartenait à l'évêché de Nantes. Le Teil avait d'ailleurs son château particulier et sa juridiction distincte de celle de Rougé. Châtellenie d'ancienneté, la seigneurie du Teil se composait de six principaux bailliages : le Grand Bailliage du Teil et celui de la Bûcherie en Le Teil et Coësmes, le Grand Bailliage d'Essé en Essé, et les bailliages de Piré, de Janzé et d'Arbrissel dans les paroisses de mêmes noms. Au XVIIIe siècle, les revenus de ces fiefs étaient d'environ 600 livres, plus 205 boisseaux d'avoine, 37 poules, une paire de gants et deux éteufs ou balles de jeu de paume (Archives d'Ille-et-Vilaine, C. 2157). La haute justice attachée à ces fiefs s'exerçait encore au XVIIIe siècle « dans la ville du Teil, estant néanmoins du ressort de la juridiction de la ville de Châteaubriant, à laquelle viennent les appellations des sentences du Teil » (Archives d'Ille-et-Vilaine, C. 1819). Son gibet, composé de quatre piliers, se dressait sur la lande du Sauldre, au bord du chemin du Teil à Marcillé-Robert. Le sire du Teil était seigneur supérieur et fondateur de l'église du Teil et seulement supérieur des églises d'Essé et d'Arbrissel. Il avait droit de tenir des foires chaque année et un marché tous les lundis « dans sa ville du Teil » (Theil-de-Bretagne). Enfin, de nombreux seigneurs relevaient du seigneur du Theil, savoir ceux de Sucé, le Loroux, le Boisrouvray, le Boistaillé, Lasse-jambe, le Plessis-Baume, la Trousselière, etc. Le domaine proche de la châtellenie consistait surtout en la forêt du Teil, contenant en 1680 environ 1 150 journaux de terre. A l'entrée de cette forêt et au bord d'un étang se trouvait le château de la Motte-du-Teil, qui avait dû servir de résidence aux juveigneurs de Rougé, tels que ce Geffroy de Rougé du Teil signalé en 1243. Mais depuis plusieurs siècles cette forteresse n'existait plus, et un aveu de 1628 mentionne seulement : « l'emplatz de l'ancien chasteau de la Motte du Tail, à présent ruisné ». La métairie de la Motte et deux moulins (le moulin de la Motte et celui de Ramet) dépendaient aussi de ce château. Au XVIIe siècle le prince de Condé, baron de Châteaubriant, afféaga les ruines du château de la Motte, aussi bien que la métairie et les moulins, et le tout appartenait en 1680 à René de Lopriac, seigneur de la Rigaudière en la paroisse de Teil (Déclaration de Rougé-au-Teil en 1680 - A la Révolution, cette terre de la Motte-du-Teil confisquée aux émigrés François Viard de Mouillemusse et Charles Viard de Jussé. Elle fut vendue nationalement le 23 septembre 1796). Dès lors, le domaine de la châtellenie ne se composa plus que de la forêt du Teil, que posséda jusqu'à la Révolution le prince de Condé, et des halles, de l'auditoire et de la geôle, construits au bourg du Teil (Theil-de-Bretagne) : cette geôle ou prison seigneuriale, confisquée sur « Joseph Capet dit Condé », fut vendue par la nation le 3 juin 1794 (Archives d'Ille-et-Vilaine, 1Q. 329). Au XIXe siècle, on retrouvait encore au bord de la forêt du Teil la motte considérable de l'ancien château de la Motte-du-Teil, avec ses douves et quelques monticules formés par les débris de son enceinte fortifiée. Dans la même forêt, non loin du village de la Bûcherie, s'élevait une autre motte seigneuriale (abbé Guillotin de Corson). En 1920, le nom de la commune du Theil a été modifié en Le Theil-de-Bretagne.

Référence : Wikipedia


 

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