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Le Plan-de-la-Tour en bref
Création du Plan de la Tour Isolée par les difficultés d'accés liées a son relief et, également, par l'insécurité qui frappait les rivages de la mer, l'actuelle vallée du Préconil, autrefois connue sous le nom de val d'Avignon. est restée longtemps inhabitée ou peu habitée. Au XVIe siècle, dans ces grands espaces, près des points d'eau intarissables pendant la longue période de sécheresse de l'été, apparaissent quelques bastides destinées à répondre aux exigences de la vie agricole, forestière et familiale. Ces bastides, progressivement, deviendront des hameaux regroupant, initialement, les descendants d'une même famille. C'est là le germe du type de société qui s'est perpétué, dans le respect des traditions, et qui s'est longtemps exprimé dans un paysage rural inséparable de la Société qui l'avait créée. L'un de ces hameaux, Saint-Martin, le centre de l'actuel village, deviendra le chef-lieu de fait, puis de droit, de la Communauté qui, depuis le XVIe siècle, s'est fixée sur des lieux géographiques communs. En Provence, d'une manière générale, les limites des Communes sont celles des anciennes Seigneuries. Tel n'est pas le cas du Plan de la Tour qui regroupe trois quartiers relevant, chacun, sous l'Ancien Régime, d'unités féodales différentes pourtant connues, sous ce toponyme apparu à la fin du XVe siècle, et où vit une population qui, par la géographie des lieux et sa manière de vivre, a le sentiment d'être solidaire dans le droit de s'administrer elle-même. La plus grande partie de cette population s'est fixée dans la haute vallée ou se trouvent les hameaux de Saint-Martin, Préconil, le Vernet, les Pennes, les Pierrons. Prat-L'Estagnol, Valauri et Emponse. Le hameau de Saint-Martin. où ont été édifiés, en 1723, l'Église et le cimetière, préfigure, on l'a dit, le chef-lieu. A la veille de la Révolution, les habitants de ces lieux, administrativement rattachés à la Garde-Freinet, sont remarquablement structurés et comptent trois maîtres en chirurgie et des artisans de presque toutes espèces. Les chroniqueurs les plus autorisés, de l'époque. écrivent que les paysans de ce quartier sont laborieux et hardis, actifs pour le commerce et religieux. La deuxième partie de la Communauté est constituée par le Haut Quartier de Saint-Pierre de Miramas et recouvre les hameaux de Prat-Bourdin, le Plan, Bagarri et Gassine. Elle est rattachée à Sainte-Maxime ainsi que le hameau du Revest qui perpétue le nom de ce fief supprimé pendant la Révolution. Les cérémonies du bicentenaire seront des images. Mais, elles exprimeront les secrètes affinités d'une réalité matérielle avec la croyance dans les libertés urbaines chèrement acquises, on va le voir, par nos ancêtres. Cette Communauté, en effet, revendiquait le simple droit de se gouverner elle-même. Mais ce droit ne lui était nullement reconnu et il existe aujourd'hui parce qu'il a été arraché, de haute lutte, par les habitants des lieux où nous vivons. Dans le courant du XVIIIe siècle, ces habitants forment une Communauté qui prend conscience d'elle-même. La crise d'émancipation qui l'anime se cristallise, dans l'État officiellement catholique de l'époque, autour de l'épineuse question de l'érection d'une paroisse à Saint-Martin simple succursale de La Moure. Cette tentative échoue. Elle est reprise, pendant la Révolution, et le 11 Juillet 1790 les citoyens actifs de Saint-Martin du Plan de la Tour se réunissent dans l'Église et se proclament indépendants de la Garde du Freinet. Depuis toujours, La Garde manifestait une opposition farouche à la sécession. Un incident est significatif du climat dans lequel se déroulaient les événements. La décision ayantété prise, par le Directoire de Fréjus, de faire prêter serment, en 1792 au vicaire Pelloquin, desservant de la succursale de Saint-Martin, les administrateurs de la Garde soutenaient qu'il leur appartenait de recevoir ce serment. Ce que niaient les habitants du Plan de la Tour. Un huissier fut commis pour signifier l'acte. A son retour il fit connaître que «les habitants étaient beaucoup émeutés contre la Municipalité de la Garde-Freinet et que les représentants de celle-ci ne pouvaient se déplacer sans danger, à Saint-Martin, pour y recevoir le serment de l'Abbé ». Après maintes difficultés, la Commune sera officiellement créée le 26 Mai 1792 par une décision du Directoire du Var siégeant à BRIGNOLES. Paradoxalement, elle laissera hors de ses limites le quartier du Plan qui lui a donné son nom et qui, partie intégrante de Sainte-Maxime, ne lui sera rattaché que plus tard. Enfin, le procès-verbal de division et de limitation des territoires entre la Commune du Plan de la Tour et la Garde-Freinet ne sera établi que le vingt neuvième jour de fructidor An IV de la République (1796).
Référence : Wikipedia






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