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Lacour-d'Arcenay en bref
Par une singularité assez ordinaire autrefois, la commune de Lacour d'Arcenay, bien que située assez avant dans la Bourgogne, dépendait du Nivernais et relevait de l'élection et du grenier à sel de Vézelay. Au spirituel, elle faisait partie du diocèse d'Autun et de l'archiprêtré de Quarré-lès-Tombes. Village de Lacour L'évêque avait la collation de la cure. Les dîmes, à raison de vingt gerbes l'une, appartenait au curé, et les tierces, de sept l'une, au seigneur. La commune de Lacour, malgré l'adjonction de celle d'Arcenay, qui lui a été unie en 1860, ne compte encore que 500 habitants ou environ. Son territoire, posé sur la ligne séparative du terrain granitique et du sol calcaire est en partie maigre ou fertile. Le chef-lieu est situé dans une vallée, sur un petit ruisseau, affluent du Serein, et près de vastes forets. L'église, sous le vocable des Saints Innocents, est ancienne mais peu remarquable. Elle se compose d'un chœur, de deux chapelles latérales, voûtées à nervures, et Église de Lacour d'une nef sans caractère, agrandie en 1864. Le nouveau portail, bâti dans le style du douzième siècle, ne manque pas d'élégance. Sur le milieu du toit s'élève un mauvais clocher en bardeaux d'un triste aspect. La chapelle du sud appartenait jadis à la maison de Conyngham. Le presbytère est petit et mal bâti. À côté de la place publique, on voit une maison d'école, construite en 1841 et une croix de pierre qui date de 1407. Le château, précédé d'un longue avenue, fermée d'une grille de fer et communiquant avec cette place, se dresse à l'est et domine de sa masse tout le village. Il est composé d'un principal corps de logis, Château flanqué de deux ailes qu'entourent des fossés toujours inondés que l'on franchit sur un pont-levis. Les ligueurs le prirent et le ruinèrent au seizième siècle. Au treizième, il se trouvait dans le potager actuel. Tous les sujets de la baronnie, ceux de Juillenay, en partie, du Fourneaux, comme retrayants de cette maison forte, étaient tenus au guet-et-garde, aux réparations des fossés, du pont-dormant, des barrières… S'étant refusés à ce devoir en 1631, ils y furent contraints l'année suivante par un décret du parlement. Dans un bois voisin, au lieu-dit les Vignes, on a découvert des objets antiques, comme fragments de mosaïque, des colonnes, des tuiles à rebords, des débris de poterie et des médailles, indices certains de l'existence d'une villa romaine. La terre de Lacour, mouvante du duché du Nivernais, à l'exception d'une partie dite libre qui relevait du marquisat d'Epoisses, était une seigneurie en toute justice, ayant titre de baronnie. Elle appartenait en 1367 à Jean de Sainte-Croix, chevalier qui en donna dénombrement la même année à la chambre des comptes de Nevers. Catherine de Cousant reprit le fief en 1406. Alix de Lurieux, fille de Humbert, seigneur de Cueille, de Savigny en Revermont … et de Jeanne de Sassenage, la porta, le 2 mars 1424 à Pierre de La Baume, chevalier, sire d'Hilan, du Mont-Saint-Sorlin… Ce gentilhomme fit refaire le terrier en 1445 et mourut peu de temps après. Sa veuve lui survécut de trente ans. A sa mort, en 1475, son fils Guy reprit le fief pour la baronnie de Lacour qu'il laissa à son tour à Marc de La Baume issu de son union avec Jeanne de Mouy, comtesse de Chateauvillain, dame de Selongey et se dit dès lors comte de Montrevel, baron de Lacour, de Thil-en-Auxois, de Grancey, de Milly… Il laissa plusieurs enfants : Joachim qui affranchit en 1539 Guy Sallier, doyen de la collégiale de Saulieu, et François, son frère ; Pierre qui reprit le fief deux ans après ; Anne, mariée le 10 septembre 1526 à noble et puissant Pierre d'Aumont , baron de Couches et de Montaigu, sire de Nolay, de Nanton, de Mussy La Fosse… ; N. qui épousa Jean de Hautenay. Noble François d'Aidie, chevalier, seigneur de La Quitinière donna dénombrement de la baronnie de Lacour à la duchesse de Nevers et de Mantoue en 1599 et la laissa à Antoine, son fils qui en jouissait en 1614. Cette terre appartenait, quelques années plus tard à Jean de Richeteau, mort en 1636. Ce gentilhomme la transmit à son fils Henri qui mourut lui-même neuf ans après sans laisser de postérité bien qu'il eut épousé successivement Claude de Meun de La Ferté et Jeanne de Noyvin. La baronnie passa alors à Françoise de Richeteau, sa sœur, femme de Gabriel de Ruel, écuyer, seigneur de Montécot, du Plessis, de Fonteny… qui fit aveu à Nevers, en 1645, et accorda à ses sujets le droit de champoyer leurs bêtes chevalines, aumailles et pourceaux dans les bois moyennant un boisseau de froment et d'avoine par feu. Il vendit l'année suivante Jullenay et la métairie du Fourneau, du consentement de sa femme et de Jeanne de Noyvin, sa belle sœur, à Pierre de Sayve, baron de Thil, et, le 27 mai 1645, la baronnie de Lacour à Claude Espiard, aumônier ordinaire du roi, protonotaire apostolique, abbé de Saint-Pierre de Châlons, chanoine de la Sainte-Chapelle de Dijon… Le nouveau seigneur traita en 1663 avec les habitants de Juillenay pour le droit d'indire et, six ans après, pour le fournage. Il commença la construction du château qu'il n'eut pas le temps d'achever. Par son testament, en 1668, il institua son héritier universel, son neveu, Claude Espiard, seigneur de Clamerey, de Promenois, de Blanot et de Guise, avec substitution à ses enfants mâles, à perpétuité. Le légataire avait épousé, le 7 novembre 1657, Marthe Jomey, fille de Pierre, bourgeois de Saulieu dont il eut six enfants. Claude II, l'aîné, baron de Lacour, seigneur de Blanot, s'unit le 19 septembre 1680, à Constance Catin, dame de Genoux-en-Bresse qui lui donna cinq héritiers. Claude-Bernard, l'un d'eux lui succéda en 1711 et repassa Lacour, le 2 juin 1750, à Claude-Bernard-Philibert, son fils, conseiller en parlement, lors de son mariage avec Jeanne-Geneviève Pioret dont il n'eut pas de postérité. À sa mort, sept ans plus tard, la baronnie retourna à son père qui la laissa enfin à Jean-Baptiste-Pierre-Lazare Espiard de Mâcon, son gendre. Jean-Baptiste-Alexandre, fils de ce dernier, la légua en 1839, à Louis de Comeau, son neveu, né du mariage de Sébastien-Joseph avec Eugénie Espiard, lequel avait épousé, la 20 octobre, douze ans auparavant, Azeline de Champflour, fille du maire de Moulins en Bourbonnais, dont il eut deux filles, Louise-Mathilde, l'une d'elles s'est unie au comte Henry de Thy, aujourd'hui possesseur du château de Lacour ; l'autre, Jeanne-Alice, a épousé Louis Guyard de Changey. Les armes de la famille de Comeau sont : d'azur à la fasce d'or, accompagnée de trois comètes, deux en chef et une en pointe. Le château a été inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté préfectoral du 29 juin 1993.
Référence : Wikipedia






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