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La Croix-sur-Roudoule en bref
Le village est bâti sur un rocher abrupt surplombant les gorges de la Roudoule. Un descendant de Clovis, Childebert II, réunit à sa couronne la région actuelle des Alpes-Maritimes. Mais, les Lombards, venus d'Italie, sous la conduite d'Aboin détruisirent complètement Cimiez (574), dévastèrent Nice, Vence et Glandèves. Pour échapper aux barbares, les habitants furent obligés de se replier dans les montagnes. C'est alors que les habitants de Glandèves fondèrent Daluis, Saint-Léger, Auvare et La Croix. Plus tard ce fût une Viguerie des Templiers. Cet ordre construisit au sommet du village un château fort dont la tour maîtresse était surmontée d'une immense croix que l'on pouvait voir des lieues à la ronde, ceci vers 1137. Il ne reste plus de cet ouvrage que de rares vestiges et on pense que le nom du village vient ce cette grande croix « Castrum de Cruce ». Par la suite, à mesure que la sécurité dans le travail et dans les habitations s'affirmait, que la vie hors de l'enceinte devenait plus sûre, certains habitants se fixèrent sur les lieux de leur travail. C'est ainsi que furent créés les hameaux de Léouvé, Amarine et Villars. C'est à la Croix que passait la route muletière dite « voie romaine » qui, par le col de Roua conduisait à Guillaumes pour continuer jusqu'à barcelonnette par le col de la Cayolle. Ce qui faisait de ce village un lieu de halte où les voyageurs pouvaient se reposer et se restaurer dans les auberges. Lorsque les routes carrossables ouvrirent les vallées, tout ce mode de déplacement disparu. La voie romaine dont on peut encore voir les pavages dans la montée du col de Roua n'est plus utilisée aujourd'hui que par les touristes et les gens du pays. En 1388, à la suite de troubles survenus après le décès de la reine Jeanne, le pays de Nice, y compris Puget-Théniers, se plaça sous la protection du Comte rouge, Amédée VII de Savoie. Les communes de La Croix, Saint-Léger, Auvare, Puget-Rostang, La Penne, Saint-Antonin, et Cuébris restèrent attachées à la Provence et firent partie du bailliage de Guillaumes. En 1760, ces communes suivirent la destinée de la Provence, tandis que le Comté de Nice suivait celle du Duc de Savoie, devenu Roi de Sardaigne. Sous Louis XV, après la guerre de succession d'Autriche et le traité d'Aix-la-Chapelle (1748) , une rectification de frontière fût signée à Turin, le 24 mars 1760, qui donnait à la maison de Savoie, les communes en échange de Gattières, Bonson, Les Ferres, Conségudes, Aiglun et une partie du village de Roquesteron qui porte aujourd'hui le nom de Roquesteron-Grasse. Le comté de Nice fût réuni à la France en 1793, rendu au roi de Sardaigne en 1815 par le traité de Paris, et enfin réuni définitivement à la France en 1860. La Croix n'a donc fait partie des états sardes que durant trois quarts de siècle. Au siècle dernier, de 1860 à 1880, la Croix connu une très grande prospérité grâce à l'exploitation d'un filon de minerai de cuivre connu depuis l'Antiquité. A l'époque, on évaluait la population à cinq cents habitants et les registres de l'Etat-civil du moment témoignent de 25 à 30 naissances annuelles. La mine ferma ses portes, faute de minerai, cette population est tombée en 1914 à 300 habitants et la commune ne compte plus aujourd'hui que 76 d'habitants. Une succession de trois ponts enjambe les gorges profondes de la Roudoule. Elle témoigne de l'avancée technique. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, pour se rendre à Daluis ou Saint-Léger, les hommes ne pouvant franchir les gorges de Daluis et du Cians, empruntent le pont médiéval (calcaire - vers le XIVe siècle) pour traverser la vallée de la Roudoule. Ce dernier, en arc plein cintre, restauré, comporte un tablier en V inversé. En 1889, le pont suspendu à 65m du sol, est une synthèse d'innovations techniques et prend le relais du pont muletier datant de 1842. Des Poutres métalliques assurent la rigidité du tablier. Les dispositifs de fixation, câbles de suspension et suspentes, sont amovibles ; les fils des câbles sont tressés entre eux afin d'assurer la régularité de la tension des brins… Autant de prouesses techniques qui feront la célébrité de son inventeur, Ferdinand Arnodin. Ce pont a été restauré par la même entreprise tout récemment. Au XIIIème siècle fief des Templiers puis des Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem partagé avec une succession de coseigneurs.
Référence : Wikipedia






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