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L'Aiguillon-sur-Vie en bref
L' Aiguillon sur Vie ne doit pas son à la Vie (petit fleuve qui se jette dans l'atlantique au niveau de St-Gille-Croix-de-Vie). Voici la légende de l'origine du nom L'Aiguillon sur vie: Il y a longtemps, bien longtemps,- huit à neuf cents ans au moins, - un saint Ermite avait établi son domicile au fond d'un clair vallon, près des bords de la Vie, non loin de la petite cité de Saint Gilles. Le lieu était sauvage et tranquille, le solitaire aimait sa solitude qu'égayait le chant des oiseaux et le murmure de la rivière. Ses besoins étaient modestes : il vivait de peu : un jardin qu'il cultivait lui-même lui fournissait les légumes en suffisance; de la viande il ne connaissait plus le goût : l'eau d'une source pure était sa boisson. Chaque matin, de bonne heure, il se rendait à une antique chapelle dite Chapelle de Sainte-Hélène, que fréquentaient les gens d'un Village voisin. Il y disait la Messe, il y recevait les habitants, il consolait les affligés et distribuait des aumônes aux pauvres. Avec le temps, sa réputation de sainteté et de bonté s'était étendue et de bien plus loin que du village, des chrétiens accouraient le dimanche pour assister au Saint Sacrifice et ouïr la parole de Dieu, qu'il était heureux de leur donner. Or, il advint qu'un jour les murs de la chapelle se trouvèrent trop étroits pour recevoir tout le monde : beaucoup de paroissiens durent rester dehors. Au beau temps, il est vrai, on gardait la porte ouverte et, en suivant les mouvements des premiers entrés, en entendant le bruit de la sonnette, il y avait possibilité de satisfaire au devoir dominical. Mais, quand, avec la saison automnale, arrivèrent les pluies de septembre et d'octobre, il devint difficile, malgré la foi, de demeurer en plein air. Comme nos Vendéens d'aujourd'hui quand il s'agit de construire une église ou une école, nos ancêtres ne refusaient jamais un tel service. Il y eut même émulation. Chaque matin, deux équipes d'hommes de bonne volonté s'en allaient au travail, les uns dans la forêt voisine pour abattre les chênes vénérables dont le tronc au cœur dur formerait la charpente, les autres à la carrière de pierre, et des charrettes attelées de grands bœufs blancs allèrent quérir les matériaux. Naturellement, personne ne pose la question de l'emplacement de la nouvelle église: ce devait être au centre du village même, non loin de la vieille chapelle. Or, un jour que trois ou quatre paysans ramenaient les charrettes chargées de pierres, l'un d'eux ayant rencontré des gens avec qui il avait une certaine affaire à traiter, laissa passer ses compagnons, leur disant qu'il ne muserait pas, mais qu'il les rejoindrait avant qu'ils eussent fini .de décharger. Voilà donc notre homme qui arrête ses bœufs et, comme le font encore nos paysans de Vendée, plante devant eux son aiguillon en l'appuyant sur le Joug, entre la tête de ses animaux. Chacun, sait bien que jamais les bêtes ne bougeront tant que l'aiguillon restera droit planté devant elles. Quand il revint vers ses bœufs, les bonnes bêtes étaient tranquilles, mais quelle ne fut pas la surprise du brave paysan : qu'était devenu son aiguillon de châtaignier ? A sa place, une tige droite comme un jonc, garnie de rameaux aux feuilles verdoyantes, montait sa pointe vers le ciel ; l'aiguillon de châtaignier avait pris racine et était devenu un arbuste plein de sève et de vie ! Etait-ce un rêve? une imagination? une réalité? un artifice du diable? un miracle? L'homme y regarda à plus d'une fois, il palpa de ses grosses mains l'arbuste et son feuillage et, obligé de se rendre à la vérité, il fit un grand signe de croix et courut de toute la vitesse de ses jambes vers la chapelle, criant à l'Ermite et aux ouvriers ; Venez vite, venez vite voir le prodige qui est arrivé ! Tous de se hâter vers le lieu de l'évènement et de s'ébahir: Miracle ! Miracle ! s'écria-t-on, sans discuter davantage. Oui, mes amis, dit le solitaire, c'est un miracle ! un miracle qui doit avoir sa signification. Le Bon Dieu ne veut-il pas nous indiquer par là l'endroit où doit se bâtir notre église? Comme ce lieu est agréable, il est uni, il n'a pas besoin de nivellement, il est sur le chemin de Saint-Gilles à la Mothe-Achard, il est plus à proximité des villages des alentours que notre chapelle. Oui, ne pensez-vous pas que le Bon Dieu nous désigne l'emplacement de notre église? Ainsi fut fait. Pierres et troncs de chêne furent transportés autour de l'aiguillon vivace, les lignes de fondation furent tracées, les ouvriers maçons et charpentiers se mirent à l'œuvre, chaque homme voulut contribuer à l'ouvrage, tant et si bien, ajoute l'histoire, que l'église fut élevée en l'espace de trois mois et que, dans l'allégresse générale, on put y chanter l'Alléluia le saint jour de Pâques. Le lieu était si amène que bientôt un artisan se fit bâtir un atelier auprès de j'église ; puis ce fut un sabotier, puis une bonne femme, dont le mari était forgeron, y ouvrit un petit magasin d'épicerie ; un tisserand y transporta son échoppe, et, au bout de quelques années, il y eut tout un groupe de maisons auprès de l'église c'était une bourgade dont le nom fut facile à trouver. On le nomma!, sans difficulté : L'AIGUILLON SUR VIE
Référence : Wikipedia






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