Notre sélection de viager sur Emeville et sa région
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Éméville en bref
La commune d'Eméville reste fortement marquée par toute l'activité liée à l'extraction de la pierre. Depuis la fin du XIXe siècle, de nombreuses carrières souterraines de pierre tendre ont été exploitées pour en tirer la pierre à bâtir. C'est dans cette commune que M. Felix Civet met au point la technique d'extraction à la lance, à l'aube du XXe siècle, permettant d'extraire des blocs plus volumineux. Cette méthode d'extraction a été ensuite largement diffusée dans les carrières de pierre tendre, aussi bien dans le bassin parisien que dans le Poitou. Au cours de la première moitié du XXe siècle, plusieurs carrières sont ouvertes et bénéficient d'un chemin de fer à voie étroite genre Decauville, surnommé le « Tacot » qui permet d'acheminer les blocs sur des wagonnets jusqu'au dépôt de pierre de la gare d'Eméville. De là, les blocs partaient ensuite par le chemin de fer classique jusqu'aux chantiers de construction. Les façades de quelques immeubles parisiens s'ornent ainsi de la pierre de la Bouloye qui a aussi voyagé jusqu'à Rennes, Laval ou Angers. Les carrières constituaient avec l'agriculture l'essentiel de l'activité économique. Eméville et les villages des alentours comptaient de grandes familles de carriers dont les descendants habitent encore sur place. Certaines carrières ont été reconverties avec succès en champignonnières. Malheureusement, il n'y en a plus aucune en activité. Dans la commune voisine de Bonneuil-en-Valois, l'extraction se poursuit encore, mais avec des moyens très modernes : haveuse à chaîne, bulldozers, etc... Alors que les anciennes carrières d'Eméville ne semblaient plus intéresser personne, un petit groupe de bénévoles passionnés a entrepris de les sauver de l'oubli et de les remettre au goût du jour. Une association a été créée et travaille avec le soutien de la Mairie pour que cette partie de l'histoire du village ne tombe pas dans l'oubli. Témoin de l'âge d'or de l'extraction de la pierre, un site en particulier fait l'objet d'un programme d'étude, de sauvegarde et de restauration. Il s'agit d'une ancienne carrière souterraine exploitée uniquement à la lance et restée telle qu'en 1935. Au fond, les blocs de 5 tonnes étaient déplacés sur une voie Decauville, et un treuil équipé d'un moteur permettait de remonter ces blocs par un puits de 20 m de profondeur. Là, ils étaient emmenés jusqu'à la gare par un camion automobile, le premier de la région. Les vestiges de ce treuil sont assez bien conservés et constituent une version plus moderne du treuil à manège de la carrière Aubouin, à Châtillon-sous-Bagneux (Hauts-de-Seine). Chacun de ces deux treuils est unique en France.
Référence : Wikipedia






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