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Crêches-sur-Saône en bref
Le territoire de Crêches-sur-Saône est fréquenté depuis l’Antiquité puisqu’il se trouvait ici une villa romaine, dont nous avons retrouvé quelques rares vestiges. La présence de cette villa ici n’est pas très surprenante : le village se trouve sur la Via Agrippa, une des voies romaines les plus importantes, qui reliait Burdigala ( Bordeaux ) à Lugdunum ( Lyon ), capitale des Gaules. Cette voie longeait la Saône, et est encore appelée sur le cadastre de Crêches « Vieux chemin de Mâcon à Belleville » De plus il y avait non loin un poste militaire romain à Ludna (Belleville). Peu à peu, le territoire s’est peuplé, et au Xe siècle, le village de Cropio existe déjà. On signale la présence d’un marché en ces lieux, et un cartulaire des moines de Cluny, daté de 910, y cite la construction d’une église. Au Xe siècle, le village dépend de la Bourgogne pour la majeure partie (2/3 de son territoire actuel), dont le château et la seigneurie, mais pour autre partie de Beaujeu et donc du Royaume de France, les influences et servitudes des seigneuries et du clergé s’entremêlant, se juxtaposant, se contredisant aussi parfois. De là une situation longtemps explosive, ce qui explique la présence de deux châteaux défensifs : D’abord Germolles, qui sombra rapidement au profit des seigneurs du château d'Estours, dynastie fondé par les « de Feurs ». Les seigneurs d’Estours sont liés aux évêques de Mâcon, mais accueillent sur leurs terres la dépendance d’une abbaye beaujolaise. On pense en effet que la création de l’abbaye de Joug Dieu, dépendant d’un ordre dont la maison mère se trouve à Villefranche-sur-Saône, a servi leurs intérêts. Elle sera longtemps un argument de poids dans la gestion de leurs affaires. Le village a connu de nombreux conflits, de nombreuses rivalités, que ce soit pour des intérêts locaux (justice, propriétés) ou nationaux. La Guerre de Cent Ans en fut l’apogée. C’est à la fin de celle-ci que Germolles disparaît de l’histoire de la commune. En 1437, on apprend que ses seigneurs de Germolles ont perdu toutes leurs possessions au profit de ceux d’Estours. Voie de circulation, Crêches verra passer de nombreuses armées d’invasion, des Ecorcheurs en 1443 jusqu’à l’invasion des troupes alliées contre Napoléon en 1814, qui firent de nombreux dégâts, et jusqu’à l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale (les Allemands s'installèrent d'ailleurs au château d'Estours). Mais il a vu passer aussi les convois de vin Romains, les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, et les commerces de toutes sortes. Sous la Révolution, la seigneurie de Beaujeu sera incluse au Rhône. Le canton, en majorité de dépendance beaujolaise, sera lui inclus à la Saône-et-Loire, Bourgogne : en représailles au comportement résistant des Lyonnais sous la Terreur, on amputa le département du Rhône de ce canton. Le village verra encore ses frontières redéfinies en 1805. Un décret Napoléonien rattachera en effet le hameau de Dracé les Ollières, alors sur Chânes, à Crêches-sur-Saône. Ce décret semble faire suite à de nombreuses disputes et tractations entre les deux villages concernant des droits de passage et les propriétés de l’un ou l’autre. Durant la Seconde Guerre mondiale, le général De Lattre de Tassigny se cacha au Port d’Arciat, un hameau de Crêches-sur-Saône, avant de fuir en Angleterre.
Référence : Wikipedia






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