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Chauvency-le-Château en bref

En 1285, le comte de Chiny, Louis de Looz, établi à Montmédy, et son frère, Gérard de Looz, seigneur de Chauvency, organisent de somptueuses festivités et y invitent pour des joutes et pour un tournoi plus de 500 chevaliers, venus d'Alsace, de Lorraine, des rives du lac Léman ou des rivages de la mer du Nord, et même d'Angleterre ! Les Luxembourg, Florent de Hainaut, Philippe de Chiéti (fils de Gui de Dampierre, comte de Flandre), les Salm et Blâmont, les Âpremont (d'Apremont-la-Forêt et de Dun-sur-Meuse), Briey, Esch-sur-Sûre et Hattstatt en sont les principaux héros... aux cotés des Bergues, Bazentin, Lalaing, Haussy, Hondschoote, Ligne (famille), Fléchin, Baissy de Bachy (?) ou Béchy (?), Montigny-en-Ostrevent, Auberchicourt, Faucogney, Annegray (de La Voivre), Saint-Rémy, Ronchamp, Oiselay, Moncley, du comte de Sancerre, Prie (de La Fermeté) seigneur de Buzançais, Grailly de Grilly, Bergheim, Linange ou Leiningen, Munsheim de Monsheim, Trie-Château, Creuë, Ornes, Thil (écart d'Azannes-et-Soumazannes), de Muraut-Merauvaux près de Damvillers ou de Mont-Villers, de Cuminières ou Cumières, Gui de Neuville (de Champneuville ?), Geoffroi de Neuville-sur-Ornain, Chardogne, Rosières, Amance, Bauffremont, Removille, Maizey, Sierck de Sierck-les-Bains, Gevigni ou Gviwini de Juvigny-sur-Loison, Watronville et tant d'autres... Jacques Bretel raconte ces fêtes brillantes où l'on joue, joute, rime, boit, chante, danse et rit, dans un reportage très poétique (où sont décrits de nombreux blasons dans le texte ou les miniatures) : Le Tournoi de Chauvency. Les manuscrits de Mons, d'Oxford et de Reims conservent ce précieux témoignage. Ces textes en ancien français du treizième siècle ont été traduits intégralement en français moderne en 1997. Cette traduction, calquée sur l'originale, imite les vers octosyllabiques et rimés, en conserve le rythme et la cadence, en restitue l'art des formules et toute la poésie originelle. En 1490, s’est produit un événement beaucoup moins spectaculaire que le tournoi mais bien connu des historiens car il fut raconté en détail par celui qui en fut le principal protagoniste. En effet, Philippe de Vigneulles, chroniqueur messin de renom, fut enlevé à Metz avec son père le 3 novembre 1490 et emprisonné au château de Chauvency durant quatorze mois. Il a raconté en long et en large cette mésaventure dans sa Chronique et dans son Journal. Ces deux récits complémentaires sont très intéressants à plus d’un titre. Ils offrent en effet un témoignage extraordinaire sur les moeurs de l'époque tant en ce qui concerne certaines formes de criminalité que maints usages de la vie quotidienne. De fait, de Vigneulles n’hésite pas à entrecouper son récit de notations plus ou moins longues concernant les événements qui se sont produits à Metz ou ailleurs durant son incarcération, notamment la trahison de Jean de Landremont qui voulait livrer Metz au duc de Lorraine. Ces textes qu’on ne pouvait trouver qu’en ancien français dans l’édition devenue rare de Charles Bruneau ont été réédités en français moderne en 2002 aux éditions de la Joyeuserie sises à Dampicourt en Belgique sous le titre « J’avais le cœur entre deux pierres », phrase de l’auteur qui exprime ainsi son angoisse de prisonnier.

Référence : Wikipedia


 

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