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Cantillac en bref
Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Quentillac. En 1944, la commune de Cantillac, à la population tranquille et laborieuse, devint le théâtre de scènes sanglantes et tragiques, qui hélas, pendant la période du 26 mars au 2 avril se renouvelèrent un peu partout en Dordogne. Le 27 mars, à 6 heures du matin, une colonne allemande, la division Brehmer, composée de 3 000 soldats et de nombreux engins blindés arrivait à Cantillac. En une demi-heure, la commune était encerclée, toutes les routes barrées et un poste de commandement était installé. Puis ce furent des scènes de pillages et de barbarie, les hordes de l'occupant obligeant les habitants dont ils pillaient les maisons, à leur servir boissons et repas. Le village est entièrement occupé et le Commandant déclare alors qu’il a à sa disposition 3 000 soldats pour faire la chasse aux terroristes. Vers 9 heures et demie, des nuages de fumée et des rougeoiements d’incendie apprennent que les allemands viennent de mettre le feu aux bois de la partie nord de la commune, dans l’espoir d'en chasser les réfractaires et les maquisards qui peut-être, s’y cachent et ainsi les obliger à quitter leur refuge. Vers 14 heures, le maire, Monsieur Telfond, est menacé d’être fusillé. Il sera obligé d’assister à l’incendie du mont Saint-Jean où les nazis viennent de trouver, dans une ferme abandonnée un petit groupe de maquisards, ainsi que la casquette et les papiers ayant appartenu au général allemand tué la veille, sur la route de Brantôme. Cette découverte ne fit qu’aggraver la situation. Vers 17 heures, le maire fut conduit sur la place de la Mairie pour voir, les mains au dos et prêt à être fusillé, le conseiller municipal Farges. Monsieur Telfond, offrant ainsi sa vie pour la commune, fera acte de bravoure en demandant au commandant de le fusiller et d’arrêter les atrocités. Les allemands s’arrêtent alors devant l’église et veulent y entrer. Dans l'église, vingt-deux jeunes gens du maquis, insuffisamment armés pour opposer une résistance à une telle troupe, et qui n’avaient pu quitter la commune avant son encerclement, s’étaient réfugiés. Refuge précaire et illusoire, comme l'ont hélas montré les exemples d’Oradour-sur-Glane et de quelques autres communes de France.. Le conseiller Farges chez qui se trouve normalement la clé répond qu’il l’a perdue et qu'il ne la retrouve plus. Les soldats veulent alors enfoncer la porte, malgré les dénégations et les protestations indignées, et les affirmations que l’église est vide. L’officier, apercevant alors une échelle appuyée contre un mur qui mène au clocher, envoie l'un de ses hommes pour vérifier. L’allemand monte à l’échelle, s’aventure, malgré les conseils du Maire sur la voûte fragile de plâtras et, n’ayant rien trouvé (les maquisards sont dans la nef et non pas dans la voûte), redescend en disant à son officier qu’ils se sont trompés. L’officier rassemble alors ses hommes et la colonne se dispose à quitter Cantillac. Mais, tandis que ces scènes se déroulaient au chef lieu de la commune, le feu continuait à brûler bois et villages et, partout dans les hameaux, les mêmes scènes de pillage et de mauvais traitements continuaient. À Puyfauchard, la colonne rencontre trois jeunes maquisards qui se sacrifient, résistant les armes à la main, pour permettre à leurs frères d’armes de se défiler dans les bois et d'échapper à l’encerclement de l’ennemi. Après une courte lutte, ils sont massacrés, et leurs corps laissés sur place. Tous les gens du village, parqués dans un pré, à genoux, sont frappés et martyrisés et l’officier qui commande les oblige à crier « camarade », chaque fois qu’il passe devant eux. L’un d’eux, Lafaye, marchant trop vite au gré de ses bourreaux, reçoit deux décharges de mitraillette et, bien que blessé et perdant son sang en abondance, est obligé, comme ses malheureux compagnons de rester à genoux et de crier lui aussi « camarade » à chaque passage du commandant allemand. Il ne pourra recevoir les soins que nécessite son état que le surlendemain. Le Docteur Perruchot retirera de ses jambes vingt balles ou éclats. Au village du Boucher, une ferme est incendiée à l’aide de paille que le plus proche voisin est obligé d’apporter, après quoi, il est massacré et son corps jeté dans un bâtiment en flammes. Vers 6 heures enfin, les allemands quittent Cantillac, laissant derrière eux comme partout où ils ont passés, un sillage de ruines, de sang, de larmes, et de deuils. Ce n’est que le lendemain, au petit jour, que l’on peut enfin organiser des battues, compter les morts et panser les blessés. Six français sont tombés sur le territoire de la commune. Tous n’étaient pas originaires de Cantillac et quelques-uns n’étaient que des hôtes de passage.
Référence : Wikipedia






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