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Brécy (Cher) en bref
Si l'on consulte le numismatique, on constate que le bourg de Brécy (Breciacum) serait très ancien : découvertes de monnaies mérovingiennes sur lesquelles on lit particulièrement le mot BRECIACO. En 1155, on trouve la mention vicaria de Berciaco, en 1190 ecclesia de Berci, de 1187 à 1256 terra de Berciaco et en 1256 vigeria de Berciaco, en 1357 moulins molendinum de Bercy. Les mentions anciennes de Brécy indiquent donc que ce nom a subi une métathèse : il a existé sous les formes Berci ou Bercy dont le thème semble être Berciacus tiré du nom de famille gallo-romain BERCIUS. Vers la fin de son règne Charles VII qui habitait presque constamment le Berry, résida plusieurs fois au Château de Brécy, notamment en 1460 comme l'attestent les ordonnances ou lettres patentes datées de ce lieu. La châtellenie de Brécy comprenait les paroisses de Sainte-Solange et Moulins dans toutes lesquelles le Seigneur avait justices haute, moyenne et basse, droits de châtellenie et sel à contrats. Le château a été rebâti au XVe siècle. Les fiefs de Billeron et de Villecomte en dépendaient. Les plus anciens seigneurs étaient la maison de Villebeon : Ursion de Villebeon, fils autre Ursion Sr de Mereville, Chambellan de France, et petit-fils de Gautier Sr de Villebeon, Chambellan de France, époux d'Aveline de Nemours, qui s'en qualifiait Seigneur en l'an 1249. Elle entra en la Maison de Linières par le mariage de Guillaume IV du nom, seigneur de Linières, avec Jeanne de Villebeon dame de mereville, d'Aschères, de Rougemeont en Beauce et de Brécy en Berry. Jean III du nom Sr de Linières leur fils posséda les mêmes terres et ses descendants en ont joui longtemps. La châtellenie passe ensuite en la maison de Culan(t) par la succession de Jacqueline de Queille, femme de Jean Stuart, échue à Gabriel d'Apcher sa nièce, femme de Charles, baron de Culant et de Saint Désiré après l'an 1529. La terre et le château de Brécy furent achetés vers 1765 par Jean Charles Alexis Gauthier de Rougemont, échevin de Paris. Son fils aîné, Charles Edmé Gauthier de Brécy, lecteur du roi Louis XVIII et auteur de plusieurs ouvrages, en prit le nom. Au XXe siècle le château a appartenu à la famille de Villers, aux Barons de Segondat de Montesquieu puis aux Duranel de Valois. Il est actuellement la propriété de la famille Paszkiewicz. Brécy a une histoire religieuse assez riche. En effet une tradition dit que le meurtrier de sainte Solange, patronne du Berry aurait été un seigneur de Brécy. Par ailleurs, de 1614 à 1618, ce Château a été un lieu protestant ou se tenait des assemblées de prière, desservies par les Pasteurs de Sancerre Messieurs Poissonet et Alard. A côté de Francheville, le domaine de la Girarderie a été une des propriétés en Berry aux XVe et XVIe siècles de la famille Girard dont le chef Jean Girard, sieur des Bergeries, échevin de Bourges, était mort lorsque sa veuve Guyonne de Cucharmois, protestante, se refugia à Genève, en 1551 ou 1554, avec les plus jeunes de ses douze enfants. Plusieurs descendants de cette famille restés en France ont aussi embrassé la Religion Réformée, notamment Étienne Girard de Chaillou qui, à la Révocation de l'édit de Nantes était pasteur de Corbigny dans la Nièvre. Il se retira ensuite en Angleterre avec sa femme Anne Chaudrat. Guyonne mourut à Genève en 1567, non sans avoir (1560) déshérité ceux de ses enfants qui n'avaient pas embrassé la Religion réformée… Dispersée à Issoudun, dans toute la France, en Savoie, en Suisse, cette famille a eu une grande postérité et donna notamment des pasteurs, jurisconsultes et autres juristes à Genève et à Lausanne. Vers 1616, Jean Chenu, Bailli de Brécy eut à faire le procès d'une bande de présumés sorciers des paroisses de Brécy et de Sainte Solange. Quatre d'entre eux furent condamnés à mort par le Bailli de Brécy. Ayant fait appel au Parlement de Paris, ils firent le voyage dans une charrette entourée d'archers des prisons du château de Brécy à la Conciergerie de Paris. Un seul Guillaume Legeret fut exécuté, pendu malgré ses 74 ans en place de Grève ; les autres furent bannis du bailliage de Brécy et de la Prévoté et Vicomté de Paris « pour le temps et espace de 9 ans » et condamnés « en la somme de 600 livres tournois,...prises solidairement sur leurs biens par égale portion envers ledit sieur de Brécy, ...leur a baillé le chemin pour prison ». Le seigneur haut justicier dans la justice duquel se jugeait le procès était Louis de Culant, alors mineur, pour lequel agissait sa mère Claude de Gamaches, veuve de Jean de Culant, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi Henri III. Bien avant Francheville a été une commanderie importante pour les Templiers. Membre de la Commanderie des Bordes, nous en trouvons la preuve dans deux chartes de 1288 qui faisaient partie des archives de la seigneurie d’Avor. Les Templiers étaient au nombre de sept, y compris le Commandeur frère Guy Buriaz, Précepteur de la baillie de Francheville. Un seul -frère Emard de Leront- était qualifié de chevalier parce qu'il possédait ce titre avant son entrée dans l'Ordre. Les autres se nommaient frères Pierre Balart, Robert Lemoyne, Pierre de Lodes, Le Gangneour et frère Simon Cornevin. La Commanderie de Francheville ne fut plus ensuite qu'un domaine considérable avec droits seigneuriaux, chapelle, cens et rentes. Dès le XVe siècle le Logis seigneurial avait disparu. De plus, depuis le Moyen-Âge, Brécy est une étape pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Référence : Wikipedia






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