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Barcugnan en bref
La commune actuelle provient du regroupement par ordonnance royale des anciennes communes de Sainte-Arraille et de Montagnan avec Barcugnan en 1821. Ces dernières avaient déjà fusionnées entre elles en 1801 sous le nom de Sainte-Arraille-Montagnan. Au Moyen Âge ces trois communes appartenaient au Comté d’Astarac dont Mirande était la capitale. Ce Comté s’étendait de l’Armagnac au nord-ouest, à la Bigorre à l’ouest, au Magnoac au sud est et au Savès à l’est. La seigneurie appartenait donc aux comtes d’Astarac. Au XVIIIe siècle, en sa qualité de comte d’Astarac, le Duc de Rohan était toujours seigneur justicier de Barcugnan mais il partageait la seigneurie directe avec des co-seigneurs. Un quart de la seigneurie directe appartenait à une famille de Roques qui la vendit le 29 mai 1729 à Bernard de Médrano, habitant de Duffort (Notaire, Carraze à Castelnau-Magnoac). Ce dernier la vendit à son tour le 19 novembre 1738 à Joseph de Larroux, sieur de Ruffé, et habitant de Sainte-Arraille (Notaire, Lamarque à Miélan). À la même date, Henri d’Oberssan, habitant de Trie, était aussi co-seigneur direct de Barcugnan. Au début du XVIe siècle, les deux seigneuries de Sainte-Arraille et de Montagnan appartenaient à une branche de la famille de Marrast qui possédait aussi la seigneurie d’Aroux (Manas-Bastanous). Les Saint-Lary en devinrent les seigneurs en 1555 par le mariage de Jean de Saint-Lary avec Gabrielle de Marrast. Ils le restèrent jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Ces seigneuries passèrent en 1757 dans la famille de Gémit de Luscan par le mariage de Marguerite de Saint-Lary avec Louis-François de Gémit, marquis de Luscan, puis dans la famille de Fondeville en 1779 par le mariage d’Angélique de Saint Luscan avec Pierre-Clair de Fondeville. En 1808, M. de Fondeville vendit le château de Montagnan à son régisseur Guillaume Nassans, qui le revendit en 1831 à son gendre Jean-Marie Cazalas. La famille Cazalas en est restée propriétaire jusqu’à ces dernières années. De cette bâtisse, reste de château féodal, en partie détruite par une intempérie en 1835 puis écroulée pendant la guerre de 1914, il reste aujourd’hui une grande maison dite « Au-château ». Il existait un château à Barcugnan, qui occupait le sommet d’une motte dont on ne devine plus que les vestiges au sud de l’église, sur un feston qui domine le versant abrupt de la Baïse. Il est cité vers 1265 dans les pouillés (état de tous les bénéfices d’un diocèse ou d'une abbaye) du diocèse d’Auch. Il était en ruine bien avant le XVIIIe siècle. Le cadastre de 1754 cite « un château où il ne reste que de vieilles masures, situé à l’aspect du midi de l’église paroissiale ». On dit que l’entrée d’un souterrain dont l’issue se trouverait dans la vallée a été murée par sécurité. Si le souvenir de ce souterrain est dans les mémoires, plus personne ne sait où se situe exactement cette entrée. Parmi les propriétaires du château de Montagnan, citons deux personnalités : Charles de Saint-Lary-Bellegarde, maître de camp de cavalerie en 1678, premier écuyer du duc de Bourbon en 1684. Pierre-Clair de Fondeville, maire de Tarbes et président du Conseil général des Hautes-Pyrénées sous l’Empire et la Restauration.
Référence : Wikipedia






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