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Anzin-Saint-Aubin en bref
Anzin-Saint-Aubin s’est formée à partir de deux lieux d’habitat : Saint Aubin, autrefois Saint Aubin au Marais, situé sur le chemin de Arras vers Maroeuil, à proximité de la rivière, la Scarpe. Anzin, sur le même chemin, mais plus à l’est, limitrophe d’Arras et de Sainte Catherine. Jusqu’à la Révolution, Saint Aubin sera plus peuplé qu’Anzin et la paroisse qui va naître aux environs du XIIe siècle s’appellera Saint Aubin Anzin et l’église sera construite à Saint Aubin. Le titulaire de la cure habitera Saint Aubin, l’abbaye Saint Vaast étant le seigneur de cette localité. Le fief d’Anzin sera un fief seigneurial, il appartiendra successivement aux Montmorency, à la famille d’Oye, à Jacques Happiot échevin d’Arras et à Pierre de Bochy, écuyer. Le blason de la commune est celui de Rolandus de Montmorency. Le nom d’Anzin (Anzinum) apparait en 866-870 dans un cartulaire de Saint Vaast, celui de Saint Aubin (Sancti Albini de Marex) n’apparait qu’en 1154. Une église existait déjà en cet endroit à cette date. La population de Saint Aubin était essentiellement constituée de laboureurs, manœuvriers et journaliers. Les marais de Saint Aubin appartenaient respectivement à l’abbaye Saint Vaast et l’abbaye de Mont Saint Eloi. Il y eût du reste tout au long du Moyen-âge divers conflits entre ces abbayes concernant la gestion de ces marais et viviers qui y avaient été installés par les propriétaires. Ces mêmes viviers furent pillés en 1358 par les Arrageois qui subissaient une période de disette. Une grande partie du territoire était la propriété du clergé, non seulement les abbayes déjà citées, mais aussi l’abbaye de Maroeuil, l’abbaye d’Etrun, les Jésuites, les Brigittines, les Carmes, etc. 73% du territoire appartenait au clergé. L’abbaye Saint Vaast a installé un moulin à eau à Anzin, au moins à partir du XVIe siècle. Ce moulin dont les vestiges existent toujours est actuellement entouré par la pisciculture. Il a surtout fabriqué de l’huile mais aussi de la poudre à canon et du papier. En 1793-1794 la commune devient la commune des frères unis sous l’impulsion des idées révolutionnaires. Cette commune était née en 1790 avec l’élection du premier conseil municipal et du maire, Noël Douchet, fermier de 56 ans. Les biens du clergé sont alors vendus. Au début du XIXe siècle, Anzin se développe en termes de population et des maisons se bâtissent le long de la chaussée Brunehaut. Une polémique va naître entre les habitants de Saint Aubin et Anzin, ces derniers réclamant une église et le siège de la cure. En effet cette partie de la commune a déjà la mairie et elle se peuple plus rapidement que Saint Aubin. Cette polémique durera jusqu’à la moitié du XIXe siècle. En 1853 la commune s’appellera Anzin-Saint-Aubin, par décret impérial, et la construction d’une église et d'un presbytère sera entreprise sur Anzin (église actuelle) entre 1845 et 1885. Ces décisions mettrons fin à la polémique. Anzin-Saint-Aubin aura toujours une agriculture vivante mais de plus en plus d’ouvriers viendront y habiter. Entre 1914 et 1918, le village sera en grande partie détruit. Il servira aussi de base arrière aux soldats du front et à l’artillerie, anglaise notamment. L’église, le château de l’Abbayette et la salle Notre-Dame seront transformés en hôpitaux. La population subira à nouveau les affres de la guerre en 1939-1945, plusieurs personnes mourront au combat ou en captivité, tandis que d’autres participeront à la résistance ou à l’aide aux prisonniers. A partir de 1950, la commune va connaître une forte évolution, les citadins viendront s’y installer. Le nombre d’agriculteurs va diminuer. C’est ainsi que sa population passera de 1052 habitants en 1970 à 2553 en 1990 et 3000 environ en 2006. Ce fut l’un des plus importants taux de croissance des communes du Pas-de-Calais, ce qui a pour conséquence d’avoir aujourd’hui au moins les ¾ de la population qui n’est pas anzinoise de souche.
Référence : Wikipedia






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