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Valle-di-Rostino en bref

La création de Valle-di-Rostino se situerait dans le troisième quart du XVIème siècle. Les différents hameaux se seraient développés à cette époque, à la suite de l’émigration des habitants du village aujourd'hui disparu de Riscamone. Le col de Riscamone était traversé par une voie romaine reliant le centre de la Corse à l’Est, via Capiagi, Funtana-a-Pedani, Nova-ai-Piani, Margherita, Cerna, Suale, San-Cisario, Rocca, Santa-Liberata et Morosaglia (dont le tracé a été quasiment emprunté par la Strada Paolina qui est devenue l’actuelle route de Ponte-Leccia à Cerna). Des fouilles ont permis de mettre au jour les vestiges d'habitations antiques à Santa Maria et des chapelles pré-romanes furent établies à San-Cisario (au dessus de Casa-Pitti) et San-Silvestro (au dessous de Gratte). Le village de Riscamone était implanté sur un ancien bourg romain. Le Tourione commandant le col atteste de l’existence de fortifications. Au XIIème siècle, la pressa de Riscamone était située près de la cathédrale Santa-Maria. Cette église piévanne du Rustinu comprend une abside du IXème ou du Xème siècle, un baptistère du XIIème et une façade du XVème bâtis sur des ruines romaines. Santa-Maria fut lentement abandonnée à partir du déplacement de l’habitat à Valle. Seules la Nativité, la Purification et l’Assomption y étaient encore célébrées au XVIIIème siècle. L'édifice étant désaffecté, ses pierres et ses charpentes furent progressivement enlevées et réutilisées pour de nouvelles constructions. Les cloches, qui pendaient entre deux chènes-lièges sur la crête dite « Cima à e campane », furent placées dans le clocher de Bisinchi. Les raisons de l’abandon du site de Rescamone sont diverses: on l'attribue aux attaques répétées des troupes armées présentes dans la région entre 1550 et 1560 car on sait que vers 1554, le village fut incendié par les troupes de Charles-Quint appelées en Corse par les Génois pour faire face à Sampiero Corso et à ses alliés franco-ottomans ; on invoque aussi une invasion de fourmis rouges, le tarissement des sources par les Génois et les exactions des bandits. Toujours est-il que l’exode des habitants vers l’autre côté de Santa-Maria donna naissance à un nouveau village nommé Valle (1582), Rescamone-di-Rostino (1621), Valle-di-Rescamone (1625-1686), Pieve-di-Rescamone (1684), Valle à nouveau (1690), Risciamone (1713-1735) et enfin Valle-di-Rostino en 1790. Certes, le nouveau village n’a été construit que progressivement, la plupart des habitants se contentant au début de paillers de bergers tout en conservant leurs biens à Rescamone. Peu à peu, furent bâtis des habitations, l’oratoire Santa-Croce (1590) près du futur cimetière, des chapelles et l’église San-Michele édifiée entre 1646 et 1740 (le dessus de porte daté de 1590 provient de Santa-Croce). A côté de l’église, se trouvait l’ arca, fosse commune où étaient ensevelis les habitants avant la création du cimetière. A Casa-Pitti, vers la chapelle San?Cisario, furent érigées plusieurs habitations par la famille Ferrandi. Autour de la première maison qui revint à la fin du XVIème siècle à une nommée Rigitta Ferrandi, s’ajoutèrent celle de Pietro Francesco Ferrandi bâtie entre 1570 et 1580, puis, à la Casa-Nova, l’actuelle maison Leschi-Mattei construite de 1600 à 1603, la maison échue aux Filiberti (1606), la maison de Pietru Santu Ferrandi (1610) et la chapelle initialement privative de Santa-Anunziazione (1617). Ces premières maisons, aux murs épais, avec caves, greniers, séchoirs distincts et salles voûtées étaient également fortifiées, munies de caches, de meurtrières, de fours et de fontaines intérieures. Puis, au cours des siècles, d’autres foyers se sont établis, construisant ou ajoutant autour du noyau primitif. L’habitat s’était aussi développé plus en contrebas, à Gratte, à Terlaja et à Valle. D’autres tentatives de peuplement ont échoué en revanche. Par exemple, les fourmis rouges ont eu raison des quelques maisons construites sous Gratte en direction de Ponte-Nuovo (E Casaccie), dont les habitants se réfugièrent à Speloncato il y a deux siècles. Ces implantations furent peut-être facilitées par l’existence d’habitations antérieures. Ainsi, le hameau de Valle a peut-être été habité dès le XVème siècle après avoir été le siège d’un habitat plus ancien. Un sarcophage en briques aurait été mis au jour à San-Martino il y a plusieurs décennies. A la fin du XVIIIe siècle, un recensement des familles indiquait la répartition suivante : - Valle : Rongiconi, Muscatelli, Luigi, Favalelli, Muglioni, Ciavaldini. - Terlaja : Cristiani, Mattei, Ambrosi, Bruschini. - Gratte : Giovannoni, Bernardi, Casoni. - Casa-Pitti : Ferrandi, Giovannetti, Rossi.

Référence : Wikipedia


 

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