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Saint-Aubin-le-Monial en bref

Histoire de deux paroisses anciennes, Bessais-le-Monial et Saint Aubin réunies en 1804 carte de Cassini XVIIIe siècle ] Les origines de ces deux paroisses sont très anciennes comme en témoignent les découvertes faites à l’occasion de la construction de l’église actuelle, objets en or, buste en grés, tegulae et meules à bras en arkose attestent d’une présence gallo-romaine, puis médiévale. La première mention de Bessais remonte à l’an de grâce 1152, par le biais d’une bulle papale qui confie à Pierre, Prieur de Souvigny, le patronage de « l’ecclesiam de Betiaco ». Pour Saint-Aubin la mention la plus ancienne figure dans les pouillés de l’archevêché de Bourges où le subside fourni au pape Jean XXII par « Capellanus sancti Albini » est de 30 sols. Du XIIIe au XVIIe assez peu d’archives existent et mentionnent d’aussi petites paroisses que St-Aubin et Bessais-le-Monial. Les seules informations sont contenues dans l’inventaire des fiefs du bourbonnais (1503) et font mention des Sieurs de St-Aubin qui possèdent « terre, chasteau, seigneurie et justice de St Aubin », et de la seigneurie de l’Espine qui détient « Chastel et maison-forte, droit de haute, moyenne et basse justice ». Il faut attendre les travaux de Nicolas de Nicolay pour apprendre que St Aubin, « paroisse et fort chasteau en pays de grands bois » compte 62 feux et qu’elle dépend à la fois du prieuré de Souvigny et de la châtellenie de Bourbon, situation identique pour Bessais qui ne compte que 22 feux (soit moins de 336 habitants au total). De toutes petites paroisses qui doivent faire face à des conditions de vie difficiles, famines, misères, troupes de grands chemins, peu de ressources, ... Dès cette époque St-Aubin et Bessais étaient des territoires de cultures, chanvre, seigle et froment ... La création des communes liée à la révolution française introduit de nouvelles hiérarchies, la première réunion du conseil municipal de la commune de Bessais-le-monial a lieu le 23 décembre 1792, An 1er de la république françoise, les limites géographiques sont imprécises et nécessiteront un relevé précis en 1793, les officiers municipaux doivent faire face à de nouvelles obligations : le registre d’état civil, la conscription ... Pendant une courte période où les noms faisant référence à la religion étaient bannis, St-Aubin s’est appelé « le Marcat » du nom d’un hameau du bourg, Bessais-le-Monial est devenu « Bessais le Libre » ; mais cette période très mouvementée est difficile à suivre car les implications locales des politiques nationales modifient sans cesse les dénominations, les compétences et les registres ainsi à titre d’exemple, les deux communes faisaient partie du canton d’Ygrande et du District de Cérilly. L’église de Bessais-le-Monial a déjà subi de nombreux dégâts, interdite même en 1719, sans prêtre durant de nombreuses années, elle n’accueille plus que très peu d’habitants en 1792. Naît alors l’idée de réunir les deux paroisses de St Aubin en une même succursale, avec un seul prêtre desservant. Assez rapidement après cette réunion religieuse, la réunion civile et administrative est prononcée et le 23 germinal an XII, soit le 13 avril 1804, après de nombreuses discussions les communes de Bessais-le-Monial et Saint-Aubin sont réunies par arrêté du Préfet pour ne plus former qu’une seule entité sous le nom de St-Aubin. Pendant cette période, difficile par les nombreuses disettes et réquisitions militaires, la priorité de la municipalité allait aux bonnes mœurs : point de cabaretier ouvert au-delà de 9 heures, points de déplacements « nuisibles aux mœurs, à la religion, à l’agriculture et au commerce, attendu que si le laboureur est obligé d’aller aussi loin de chez lui, ou d’y envoyer les domestiques (sous-entendu pour assister aux offices), ceux-ci ne reviendront que le soir après avoir passé la journée au cabaret et qu’alors les bestiaux ne seront point pansés et manqueront des foins nécessaires », un souci permanent de l’ordre public ... Le XIXe siècle commence alors avec plusieurs défis majeurs, subvenir aux besoins de la population, favoriser l’éducation des enfants et améliorer les voies de communication nécessaires au commerce. (période actuelle à venir)

Référence : Wikipedia


 

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