Notre sélection de viager sur Marckolsheim et sa région
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Marckolsheim en bref
Cet ancien chef-lieu de bailliage est toujours le chef-lieu du canton. Le nom de Marckolsheim figure dans des documents du IXe siècle. C’était la principale cité du diocèse qui fut acquis en 1924 pour 400 Marks argent par l’évêque de Strasbourg. En 1328, le roi Albrecht conféra à la ville les mêmes droits qu’à celle de Sélestat. De nombreuses fortifications et des remparts y furent construits sous l’évêque Johann I qui en fit une ville principale jusqu’à la révolution. L’évêque Berthold II fit construire en 1340 un château fort qui, par la suite, devint propriété des seigneurs de Berckheim. Un autre château, de chasse, bâti par le cardinal Rohan en 1717, devait bientôt redevenir une propriété privée en 1753. Les origines de l’hôpital remontent à 1472, sous l’évêque Rupprecht. Au XVe siècle, à environ 2km au sud de la ville, se trouvait le village de Mauchenheim, dont toute la population a été victime vers 1450 par la peste noire qui sévissait alors. D’après la légende, il n’y eu qu’une survivante, une petite fille sourde-muette qui fut recueillie par notre commune. C’est ainsi que s’explique que par reconnaissance, nous héritions de tous les champs et forêts de ce village, dont seule la chapelle subsiste encore, et dont la ville de Marckolsheim vient d’achever la rénovation. La ville de Marckolsheim fut prise d’assaut et dévastée le 21 mars 1445 par les Armagnacs et le 30 septembre 1637 conquise par Bernhard de Weimar qui la fit incendier entièrement le même jour. Quelques vestiges des anciens remparts subsistent encore aujourd’hui et sont les derniers témoins du passé historique de notre ville. Le 21 novembre 1918, le 2ème Régiment d’Infanterie, sous la conduite du Général Dufieux, fit une entrée triomphale dans la ville et fut vivement acclamé par la population. Une vingtaine d’années plus tard, Marckolsheim eut encore à souffrir d’une nouvelle guerre au cours de laquelle la ville fut dévastée en grande partie. Cette cité frontalière, située sur la Ligne Maginot, fut défendue avec bravoure par le 42ème R.I.F, mais ce dernier fut réduit à l’impuissance le 16 juin 1940. La ville s’est montrée farouchement anti-nazie pendant l’occupation. En 1941, 14 conscrits qui avaient juré fidélité à la France refusèrent de se soumettre aux autorités allemandes. Ils furent arrêtés et internés au camp de concentration de Schirmeck, enrôlés de force dans la Wehrmacht et envoyés au front de Russie. Trois de ces héroïques jeunes citoyens ne sont malheureusement pas revenus. La population de Marckolsheim a été très éprouvée par la guerre. Le 1er septembre 1939 elle fut évacuée en Dordogne, d’où une partie regagna le pays en octobre 1940, mais beaucoup ne devaient retrouver que des ruines. 180 maisons, 548 granges et dépendances, tel est le bilan des destructions faites en juin 1940 par les bombardements de l’aviation et de l’artillerie allemande. Ensuite, avec l’occupation nazie vinrent les terribles années d’oppression et de terreur, patriotes traqués, internés, déportés, jeunes gens incorporés de force dans la Wehrmacht, années de souffrance et de deuil, durs combats pour la libération, faisant encore des victimes et des destructions, et où, pendant deux longs mois d’hiver, la population végétait misérablement dans les caves, la ville se trouvant en pleine zone de feu. La bataille de la libération en décembre 1944 et janvier 1945 fit 13 victimes civiles dans la population. Le 1er février 1945 à 1 heure du matin, le Général Leclerc et le capitaine de Boissière (gendre du Général De Gaulle) firent leur entrée à la tête des troupes de la libération la ville martyre. Marckolsheim est la patrie d’origine des Généraux français Freitag et Kolb. Le premier y vit le jour le 22 septembre 1749 et le second le 23 février 1843. La croix de guerre fut décernée à la ville et remise par le Général de Lattre de Tassigny, lors d’une prise d’arme sur la place Kléber à Strasbourg, le 14 juillet 1949, avec la citation suivante : « Commune particulièrement éprouvée par les évènements de la guerre et dont la population a gardé un profond amour de la France. Les jeunes gens de la classe de 1942, appelés au Conseil de Révision allemand en vue de leur incorporation dans leur service du Travail et de la Wehrmacht ont tous refusé de répondre à cette convocation. Arrêtés, brutalisés, ils ont été internés au camp de Schirmeck, et de là, envoyés après une assez longue détention, sans avoir revu leurs familles, directement dans des centres d’instruction militaire sur le front russe. Cette situation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec étoile de vermeil. Signé Max Lejeune, Secrétaire d’Etat aux Forces Armées ‘Guerre’ ». La ville de Marckolsheim s’est relevée courageusement de ses blessures. Elle est maintenant reconstruite, et elle a pris l’aspect d’un bourg centre. L’essor qu’elle est en train de vivre a pris naissance en grande partie par suite des travaux du ‘Grand Canal d’Alsace’ et de la construction sur son territoire de la ‘Centrale de Marckolsheim’. Cette usine hydraulique produit depuis 1961 un minimum de 809 millions de kWh par an. Elle a connu à l'été 1974 une grande mobilisation populaire de plusieurs mois contre l'installation de l'usine allemande CHEMISCHE WERKE MÜNCHEN (CVM) qui s'est soldée par l'abandon du projet.
Référence : Wikipedia






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