Notre sélection de viager sur Flangebouche et sa région
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Flangebouche en bref
Flangebouche, village de l'est de la France est situé dans l'est du Doubs, à environ 50 km de Besançon et proche de Pierrefontaine-les-Varans et Valdahon. La commune de Flangebouche allonge son vaste territoire du nord au sud sur plus de 10 km. Le village, très étendu, occupe la partie nord du plateau d'aspect uniforme (altitude moyenne : 730 m), au centre d'une véritable toile d'araignée que forment routes et chemins qui conduisent aux nombreux hameaux ou écarts. La partie sud, plus exiguë, offre un relief plus tourmenté où se succèdent synclinaux et anticlinaux. L'altitude moyenne dépasse 845 m pour culminer à 1 045 m, à proximité du lieu-dit au Chaumont, non loin de la mine de lignite désaffectée du Grand Denis (980 m). Les eaux de la source Des Fraîches se perdent dans un effondrement, dit Creux Virot, dans le Rauracien, avec résurgence probable à Martinvaux (commune de Loray). Un ruisselet temporaire se perd dans un entonnoir (Kiméridgien). Dans le Ptérocérien, le territoire compte trois gouffres dont les deux principaux sont le gouffre-dodeline du Creux d'Orcheval et le gouffre du Puits Gueulot. Cadastre Premier cadastre établi en 1835. Territoire communal de 2 325 ha dont 597 ha en forêt (1951). Remembrement : 1964 et Hameaux et écarts L’Adroit ; Les Arces ; Le Bas de Charme ; Béjoie ; Beau Villers ; Château Noirot ; Le Chaumont ; La Chaux ; Les Combes ; La Côte ; Les Estaffiers ; Au Geys ; Le Grand Denis ; Les Laves ; Montalot ; Noire Combe ; Petit Vernois ; Le Pota ; La Racine ; Sur les Rochers ; Aux Tajons ; La Vouillemotte. Toponymie Falarangibucca (1110) ; Falerengebus (1158) ; Flengeboche (1275) ; Flangeboiche (fin XIVè siècle) ; Flangebouche (XVè siècle). ECONOMIE - SOCIETE De 1340 à 1348, les communautés de Flangebouche et d’Avoudrey s’opposèrent pour déterminer les limites de leur territoire respectif. En 1602, de nouvelles difficultés surgirent quant aux droits de parcours et de pâturages communs. L’élevage était en effet l’activité principale du village. En 1688, on dénombrait 68 feux, 345 bêtes à cornes et 290 bêtes à laine ; s’ajoutaient 140 chevaux et 36 porcs. Cette vocation ne fit que s’accentuer. En 1795, le cheptel atteignait 706 bovins et 910 ovins. Il ne restait plus que 43 chevaux, conséquence probable des réquisitions révolutionnaires. En 1980, la spécialisation se concrétise avec 2 091 bovins, dont 1 013 vaches pour 51 exploitations. On dénombre 637 porcs et il ne subsiste plus que 52 ovins. En 1856, pour absorber la production laitière, la commune comptait 5 à 6 fromageries qui produisaient 38 250 kg de fromage. En 1875, trois fonctionnaient encore ; un au village et 2 « Aux Laves » « de temps immémoriaux ». En 1929, une fromagerie à gruyère regroupa tous les exploitants avec une production annuelle de 850 086 litres de lait. Bien entendu les cultures régressèrent au profit des herbages. En 1905, les céréales occupaient 337 ha (19 ha étaient plantés de pomme de terre). En 1980, les céréales ne couvraient plus que 72 ha. Longtemps les conditions d’existence demeurèrent précaires. En 1812, les habitations, enfouies au dessous du sol, étaient malsaines te humides ; la classe pauvre vivait que de laitage et de légumes, rarement de viande fumée ; le pain était fait d’avoine, grossièrement moulue et mauvaise qualité. Au début du XXè siècle, un fort noyau de fermage constituait les exploitations agricoles : on ne recensait que 12 propriétaires pour 58 fermiers. La forêt qui couvrait au XVIIIè siècle 144 arpents en sapins était activement exploitée. Les bois, débités en planches, étaient généralement acheminées vers Besançon. En 1730, un sieur Callerand de Flangebouche, fournit les bois de charpente pour la construction du nouvel hôpital de Baume-les-Dames. En revanche la commune manquait de bois d’affouage (1783 : 7 248 voitures étaient nécessaires) elle devait en acheter dans les villages voisins. Des particuliers possédaient alors une centaine d’arpents. Pour expliquer ce doit de propriété, il faut remontrer à l’époque de l’occupation suédoise. La guerre occasionna des dépenses considérables. Plutôt que de recourir à l’emprunt chez les plus riches, la commune préféra concéder un droit de tonte perpétuelle sur une partie de se forêts à 52 habitants moyennant le versement de 200 F chacun. Maître Andrey, notaire à Flangebouche, établir l’acte le 25 février 1664. transmissible par héritage, ce droit existe toujours. Pour répondre aux besoins locaux, le moulin à grains du Vernois fut supplanté en 1852 par celui installé sur « les Etangs », à 3 meules. A cette époque, au même endroit, fonctionnait une scierie à lame. Au XXè siècle, une scierie plus importante s’installe à l’entrée ouest du village. A partir de 1744, on exploita sur le territoire de la carrière (lieu-dit « les Carrières ») qui fournissait la pierre susceptible d’avoir un beau poli. L’exploitation en fut épisodique et en fut définitivement abandonnée au milieu du XXè siècle. En 1780, on ouvrit une mine de lignite « Au Grand Denis ». En 1788, Châtelain et Richardin obtinrent la permission exclusive de l’exploiter pendant 20 ans. En l’an VIII (en 1800) Jean-Frédéric Osterwald, de Neuchâtel, propriétaire du sol depuis 1793, racheta le privilège (houillère et verrerie) qui passa en l’an XII à Alexandre Besson, puis vers 1850, à Barçon ; celui-ci y adjoignit une tuilerie. L’exploitation s’avérait difficile : le combustible renfermait beaucoup d’eau. La mine fut abandonnée en 1877. Réouverte en 1907, elle produisit en moyenne 1 000 tonnes par an. Elle ferma définitivement en 1951. Vers 1850 quatre foires se tenaient dans la localité : le premier lundi d’avril, le premier de juin, le 3ème de septembre et le 1er de novembre. Il n’en subsiste aucune. Jusqu’au milieu du XXè siècle, l’artisanat occupait à Flangebouche une place non négligeable puisque y travaillaient : 1 bourrelier, 1 charpentier-menuisier, 2 charrons-serruriers, 3 cordonniers, 3 couturières-modistes, 1 carrier-tailleur de pierres et 1 entrepreneur de maçonnerie. En 1983, il ne restait plus que 2 menuisiers, 2 garagistes et 1 scieur, une usine d’horlogerie. EQUIPEMENT Au début du XIXè siècle, la famille Goguillot-Sergent se fit construire une imposante demeure à Flangebouche, avec un petit oratoire dédié à Notre-Dame des Sept Douleurs. En 1881, Antoinette Goguillot, céda le bâtiment par testament à Ferdinand Barrand, son neveu, ingénieur des Ponts et Chaussées, à condition qu’il le transforme en un hôpital destiné à accueillir des orphelins et des vieillards sans ressources, originaires principalement de Flangebouche. Cet hôpital Saint Joseph ouvrit ses portes vers 1890, après un procès qui opposa la municipalité aux héritiers. En 1913, on y installait un service d’hydrothérapie. En juillet 1983, il est devenu maison de retraite. En 1901, un vaste projet de voie ferrée métrique prévoyait de désenclaver Flangebouche pour faciliter le transport des bois. Le village aurait non seulement été relié à Avoudrey, via Besançon, par la voie actuelle, mais aussi à Vercel, voie métrique reliant Besançon à Saint Hippolyte. Ce projet fut abandonné en 1906. Une ligne de bus fait la navette entre Besançon et Villers le Lac. Une colonie de vacances « Gai Soleil » accueille des enfants ou des groupes. L’école publique accueille les enfants du RPI. Puis ils fréquentent le collège public de Pierrefontaine Les Varans, ou Valdahon. Certains vont à l’école/collège catholique Jean Bosco d’Orchamps-Vennes. Flangebouche vu de Loray - Février 2006 Flangebouche vu de Loray - Décembre 2006 Communes limitrophes : Loray, Avoudrey, Orchamps-Vennes.
Référence : Wikipedia






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